La Revue socialiste - 1897 - Tome XXVI- vol 01

REYUE DES LIYRES 35ï la conscience qu'il a mis :'t parfaire son Yolumc. Dans notre époque de livres gâchés, il est toujours agréable de constater ces choses. Certes, M. Brùlat n'est assoiffé ni d'argent ni de réclame. Il ne s'est point préoccupé de flatter les passions du lecteur; il a vu des choses bonnes ù dire, il les a dites sans haine, ,après réflexion mùrc, comme on accomplit un devoir invincible. lnstinctiYemcnt il s'est écarté de toute brutalité Je pensée ou de parole, et, si l'on peut différer d':l\·is aYec lui, il faut au moins rendre justice ù sa grande loyauté. Je Youdrais voir beaucoup de nos jeunes hommes penser comme lui, regarder comme lui la Yic en face aYec un réel souci du dernir. filais paticncc ! Ainsi que dit \'cyrin d:rns b P1iq11e socialiste : « Une idée court à tra- \'Crs le monde. » Oui, clic court. Aucun hu111ain n'a le pouvoir de l'arrC:tcr. C'est pourquoi b jeunesse pensante, qui ces <lernit'.:rcsannées paraissait indifférente, s'éveille enfin, se déclare prC:tcpour l'action. Cc Yolumc en est un excellent ~ymfHÔmc. Finie, bien finie pour longtetnps, la pose ;'t l'égoïsme et :'t l'i111111obilis1!11Reemplacée par l'appel vibrant à la générosité, à la Yic - et peut-étre cela nous présage-t-il de grandes choses ! ~{me GEORGES RENARD. \'ilfredo PAIŒTO. - Cours d'économie politique (tome second). Lausanne, r89ï; Rouge, éditeur Ay.u1t expri;m; notre appréciation des idée~ génér.tles de J\f. Pareto - :t laquelle nom n'avons rien :1 clungcr - :1 propos du premier Yolu1n-:, nous nous contenterons de rclc,·er le, point:, principaux du second, au poim d.: vue purement scientifique. Le premier clupitrc de cc 1·olu111edonm: quelques généralités sur l'é1·olution sociale. Toute société - dit Ltuteur - présent..:: une vive résistance aux forccs extérieure, ou intérieures qui tendent il l:t modifier brusquement, mais clic e,t entrainée par un mouvement génér.il de transformation lente qu·on appelle é1·olutio11. Or ,bns cctte él'olution on remarque la dépendance mutuelle des conditions èco110111iques, phy~iques, morales et intellectuelle~ de la société s,ins que nous puissions préciser en quoi consiste cette dépendance. Il n'y a ici ni cause ni effet. Il y a des phénomènes qui réagissent les uns sur les autres. L'obscn·ation des faits nous amt::ne il reconnaître que la répartition de la richesse et les :tutrcs contlitions économiques, les croy,mces religieuses, morales, philosophiques, le caractère, les qualités et les défauts de la nation, etc., sont reliés par certaines conditions. ~1ais lil s'arrêtent nos connaissances et nous ne saurions préciser la nature dc ces conditions. Il nous semble que M. Pareto fait trop de cas de cette vé:rité asse,: rebattue. En insistant ù satiété sur « la mutuelle dépendance des phénoménes so::iaux », qui peuvent être tour il tour« cause ou effet n, il enfonce des portes

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