LA REVUE SOCIALISTE tr:1Y:1uxd'.1ssainisscmc11t que ]!on exécuterait par portions ch:1quc hiYer : l'.-\ngletcrrc ,t dépensé 30 rnilli:1rJs à cet effet, a augmenté p:1r cc moyen la richesse publique, diminué .dans une proportion énorme la mortalité "énér:1lc. \·oilà éYidcmmcnt Jcs solutions J)rOYisoircs ,,., pratiques. D'autres députés, ChauYièrc, Ch:1rpcntier, Carnaud, Dcjcante ont pris p:1rt .'t la discussion aYcc talent, corroborant par des faits les données générales exposées p:1rV:1illa11t. Comme toujours, ?\l. Boucher, mi11istre du commerce, s'est enfermé dans l'optimisme béat des cnnsen·,1tcurs. Quant ,1 l'abbé Lemire, dont on se plait dans certai11s milieux :'t Ya11terles bonnes inte11tions, il a demandé que l'Office du travail rédigdt un rapport officiel sur la qucstion. Cette proposition a étc adoptée ; mais les m.dhcureux chômeurs pourraient répondre comme certain personn:1gc de l\lol iére : }: , i~ ,le bonn..: ,oupc ..:t 11011 ,k b..:au l.111g.1g..:. en supposant toutefois que le langage des rapports officiels soit « beau. » Les questions µurcmcnt ouYriércs ne semblent pas intcrcsser beaucoup la Ch:1mbre. Le 26 fénicr est Yenue en discussion la proposition tendant à la suppression des bureaux de placement et :'t l'organisation des placements gratuits. Coutant :10U\'Crt le débat; mais c'est surtout Jourde qui a µrenoncé, :'t cc sujet, le discours le µlus nourri de faits et le plus précis; il a signalé <.Lmstous leurs détails les manœm-res malhonnêtes des placeurs de Paris; Vaillant, Guesde, Cl1:1uvinont apportl'.: leur co11cours :'t b discussion g<.'.:nér.1lEe.spl'.:ronsque, m:1lgré les tent:1tives J'obstruction de LI droite, contre lesquelles Jaurès a Yi,·cment µrotesté, l'urgence pourr:1 ètrc \'Otée et que l'on passera bientôt à Li discussion des articles d'u11 projet de loi :lttendu depuis dix .1ns, et lJUi touche de si prés :1UXintérêts immédiats de la classe OU\'riérc. ~ous terminons cc traYail sur Lt lecture des déb:1ts de l'élection de Neuilly, Y:1lidéepar h Chambre. Comme l'a dit l'intéressant?\!. de Bernis : les déµutés doi,·ent ètrc indulgents les uns pour les autres dans les affair(s élector;1les et se pardonner mutuellement leurs manœuHes. C'tst lù, 11,ù,·erncntexprimée, la morale qui règne dans une assemblée oi1 les corrupt(urs sont aussi nombreux que les corrompus . .-\, DELON.
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