La Revue socialiste - 1897 - Tome XXVI- vol 01

t'ÉDL"CATIO:'\ l~TEI.LECTL'Ef.LE apprendre par cœur ou d'cnscignn les rt'.:gles aY.111tque l'élt'.:,·c connaisse les faits particuliers qu'elles r.'.:sumcnt. - On co111111cnce :i dt'.:Ycloppcrchez l'cnf.rnt l:t f.1culté d'obscrY,ition p.n ks fri"1>11s d,·d1os1•s, :i lui pr.'.:scnter b, faib concrets aY.111ltes Yéritt'.:sabstr.1itcs; on chL'rchc :i rendre l'étude agréable. - Le trait commun de CL'Sch.rngcmcnts c'est de conformer l'.'.:ducation ù la marche naturelle de l'évolution chez l'enfant. - Cc qui n'implique pas d'ailleurs un complet /ai.,sl', faire, l'enfant ayant besoin que Li nourritllre intcllectudle lui soit pr.'.:parécet présentée d.rns un certain ordrL'. - l\:stalozzi .1reconnu, d'une manit'.:rc gt'.:n.'.:rale, les Hais principes; mais ,es t11L·thodes d'explications sont imparfaites et quelquefois en co11tr.1dictio11 ,l\"l'C sa propre théorie. - Principes génér;1ux d'L·ducation qui peu,·ent ètre regardés com111c L't,1bli~: 1° l\:sprit \',\ du simple .1u compost'.:; 2" l'esprit ,·a de l'ind.::fini au défini; 3" l'L'sprit va du concret :i l'.1bstr.1it; -+" le déwloppernent indiYiduel de l'enfant reproduit les phases du dé\'cloppement historique de l'humanité; 5° il (;rnt prncédL'r de l'ernpirilitie au rationnel; 6° il faut encour,1ger le déYeloppcrnL'nt spont:rnt'.: 1 stlj"-tln•l'!op111t'II!); ï" l'actiYitt'.:intellectuelle est en elle-rnérnc agréable, et l'L·tude bien dirigt'.:e doit produire le pl.1isir, non le dégoùt. - tclaircissements et obscrYations sur les princi11L·sci-dessus, exemples lie kur :1pplic.1tion; l'nercice des farnltés de pL'rc,:ption <lu petit cnf.1nt. - Les lao11sill'choses. - L'enseignement du dessin. - De la gt'.:om.'.:tric-. Conclusion. lmport.rnce des deux principes fondamentaux : 1° l'acquisition de\ connaissances doit i:tre le résult,lt de l'actiYité spontanée de l'enfant; 2° l'exercice normal des facultés !'.:tant agréable en soi, l'l'.:tude, si elle est bien dirig.'.:e, doit être attray;1nte. }.!ouYeauxarguments :i l'appui de ces deux principes. :.fous ayons donnl'.:cc sommaire parce qu'il facilite, comme dit la préface, la recherche toujours utile de l'enchaînement des idées. La préface est ici un peu épigrammatique. On ne cherche gu0re :i faciliter la recherche de l'enchainement des idées d'un ouw;1ge dont cet cncluînemcnt mèmc est le mérite. La préface avertit que le linc d'Herbert Spencer est un recueil d'articles publiés :i une assez grande distance les uns des autres dans diverses « revues anglaises ». Cc sont des polémiques de journaux. i\lais « l'unité <le la pensée y est si forte, la trame des idées si continue qu'il a suffi <lerapprocher ces morceaux épars pour faire un livre <ligne d'(:trc lu et ml'.:dité ». Et Li préface ajoute : 1< Les instituteurs, pour qui le livre n'a pas été fait, le comprendront et l'aimeront d'autant mieux peut-être que, au lieu d'un professeur, c'est un homme qu'ils 'y trouYcront; ils lui sauront gré de son franc parler, ils l'entendront à demi-mot; puis ils auront le pla_isir d'exercer, eux aussi, leur esprit critique, et n'auront garde de traduire trop docilement en axiomes cc qui, dans la pensée du .

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==