La Revue socialiste - 1897 - Tome XXVI- vol 01

l.A REVUE SOCIALISTE Je n'.:;1ctio11 CL'S c:.1isscspo:1,•;1icntdev~nir cntn.: leurs m.1i11s;111.1ilss n'ont pas osé leur confier L'UX-m~mcqsucl-JUt:s fond,. Les c.1issesd'ép.1rg11cJe œs p.1ys, de l.1 lklgique not.1mmc11t, sont fü:rcs et heureuses du concour.., qu'elles .1pporte11t ,lll crédit .1gricole p,ir l'i11tcrmédi.1irc des c.1iss.:s lt1iflcisc11.li 11\ a p.1slieu pourt.111tde tirer une si gr,111dcg' loire Je 1\:mploi des fonds fournis p,1r les économies Je tou-; en ,·uc du rcn(orccmcnt de l.1 domination d'une cbssc sociale. ~nus :1 ',timons pas d.1,·a11t,1gcles ,llltr.:s missions de bien-être en f.1,·cur de Li cl.tssc OU\'rièrc que croient remplir ccruincs caisses d'ép,1rgnc ;HllOnomcs en co11sacr.111dt es opitaux :i l'édific.nion Je constructions ouHières. Jules Simon, d,111, un Je ses moments de sincérité, a rc.:1l!111Uque le pl.1ccmc11tde c.1piuux en ,·uc de l'édific,1tio11Je maisons ou\'riL·rcs <'.:taiut n placement comme un autre, ,rnqucl il éuit diffi..:ile de reconnaitre la qualité d\\:!u,-rc phil.rnthropiquc. l)',1illcurs, que ks c.1isses d'épargne se r,1ssc11tles b.1illeurs Je fonds Je sociétés C01)pcr,1ti,·cs ou anonymes de construction J'habit.1tions ounièrcs, cllcs ne font que se mettre .Ill scrYicc d'un intérêt Je classe directement opposé ,i celui de la cl.bsc ouHièrc. li faut remarquer, en effet, que cc mouYcment, qui a pour but de rendre l'ounicr propriétaire de s,1maison, n'a pour but que Je le localiser, Je manière,\ cc qu'il ne pui-.;scse soustraire par l'cmigr;ition :i Li concurrence des s.rns-tr;1nil, qui est 1'.1rgumc11tpéremptoire p:1r lequel on s'efforcera de justifier les réJul.'.tions de son sabin.:. D'.1ilkurs, aucune caisse d'épargne ne songe rcellcmcnt .'t baissn le prix des loyers et :'t entrainer p:1r cc mou\'crnent une dépression générale du prix des logements. Récemment encore, l'organe ofnciel des caisses d'ép,1rgnc allemandes se demandait s'il était admissible que par leurs constructions les c.1isscs d'ép,1rgne fissent concurrence aux propriétaires privés, et le journ,d rcpondait que, dans le~ ,·illcs où il y aYait pénurie de logement, il y aYait lieu de construire pour Yc11L1roeu louer :'t un prix qui serait infcricur ù celui de l.i proprictc pri\'ce, dans le seul cas où celui-ci serait trop outrageusement supcricur au salaire et aux circonst.111ces locdcs. Si nous nous plaçons au point de \'Ue des caisses J'ép,1rgnc et d'une crise qui pourr.1it cn.:ntuclkmcnt les frapper, nous ne pom·ons affirmer que les ccdulcs hypothccaires, les billets agricoles ou les constructions ounières sont des pl.1ccmrnts facilement mobilis;1blcs au bout Je quelques jours. Il ne co1wicnt donc pas au placement de fonds aussi rapidement exigibles que le sont ceux Je l'cpargne publique. Il pourrait peut-être y suffire par la crcation d'un grand établissement Je banque qui pourrait à beaucoup de frais a\'ancer, sous la garantie de leur engagl.':ment, jusqu'aux trois quarts de leur Yalcur. Mais la crcation de cet office central destine ,i pour\'oir :\ l'approvisionnement en fonds des caisses d'cpargne, moyennant garantie de tout leur avoir mobilier et immobilier, est

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