La Revue socialiste - 1897 - Tome XXVI- vol 01

HEVUE DES j.J\"RES J'allais oublier un pass:ige qui m'a beaucoup plu. A ceux qui accusent les révolutions de n'être menées que par l'écume de la soci<'.:té,Maria Dcraismcs répond par une heureuse citation de Montesquieu: « Dans les guerres civiles il se forme de grands hommes, parce que dans la confusion, ceux qui ont du mérite se font jour, chacun se place et se met :1 son rang: au lieu que dans los autres temps, on est placé, et l'on \.'~t souvent tout de travers. » Tome d1'11xii1111' : J:ve dans l'Humanité. - Les Droits d\.' l'enfant. tv,· da11sI' H11ma11ill, c\:st, on le devine, l'assembl:igc de toutes les conférences spécialement cons:icrécs à la défense de la femme et ,1 la re,·cndication de ses droits. La femme y est successivement envisagé<.: dans s<.:srapports avec la science et la pratique juridiques, la famille, les mœurs sociétaires, etc. .. Un chapitre original e~t celui où sont étudiés ks rôles de brnncs au thé.îtrc, depuis l'antiquité jusqu'à la Dame aux Ci1111.:Jial:'A;,z,mt,iriin• et Frn11fro11. A recommander :iussi k beau discours prononcé par Maria Dcraismcs en 1880, au meeting international sur la police des mœurs. « Les révolutions politiques et religieuses se -sont succédé, la prostitution seule \.'Strestée debout. - Et voici le monde livré :1 un conflit sans fin; ou l'homme devi\.'nt Cou, ou la femme devient coupable; ou l'homme assassine la femme parc\.' qu'elle lui résiste, ou il la méprise parce qu'elle lui cède. \·oil:\ un dilemme terrible. » C'est dans cc volume que l'on retrouve la réponse i! l' Hom1111•-Fl'll1111e, « Ève contre Dumas fils », et le discours prononcé par Maria Deraismcs ù sa réception parmi « les Libres Penseurs du Pecq », loge maçonnique qui fut pour cette hardiesse mise en sommeil. Encor<.:deux citations et nous aurons suffisamment rappelé l'esprit général, du reste assez connu, de l'éloquence ù la fois trcs informée et très émue de Maria Deraismes, quand elle s'attache, de toute son ùme, :\ plaider, sous tous ses asp\.'cts et dans les espèces les plus di,-erses, la cause d\.' s<.:s sœurs, de la moitié de l'humanité : Mesdames, b justice vaut mieux que l'a,lorcttion. L'adoration n'est qu'un privil&ge, et le droit vant mieux _que le privilège, parce que le droit est une chose qui ne saurait nous manquer. L'adoration, c'est le caprice, ce n'est pas assez solide. La femme ornement, non! .... ..... On ne fait pas des épargnes de beauté, on ne fait pas des économies de jeunesse. Mais, s'il y a un fonds moral, s'il y a un capital intellectuel, scientifique, cc sont là des revenus que vous recevez tous ks jours; avec eux, vous pouvez braver les cheveux blancs. A propos des 'Droits de l'enfanl, Maria Deraismes poursuit le basilisme bourgeois, voire même familial, aussi bien que le basilisme clérical, flétrit les abus de la patria potes/as, et déplore, avec quelle autorité! les hécatombes d'enfants résultant des « nécessités » industrielles. Et elle ajoute avec amtrtume que dans la -production des malheurs sociaux, les nécessités industrielles ont désavantageusement remplacé les anciennes nécessités religieuses. Tome froisième. - Nos Principes et nos Mœurs. - L'Ancien devant le Nouveau. Nos Principeset 110sMœurs (cinq conférences datant de 1867). La polé111iq11I' n'a rien épargné. « Grâce à elle, s'écrie Mlle Deraismcs, les principes ne '

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