LA REVUE SOCIALISTE sont plus que (ks opinions, c'est<1-dire quelque chose de flottant, d'ondoyant, de \'ari:1bk. Le danger est grand, il serait urgent de le conjurer, de trouver un remède. >> Et la jeune conférencière sonne le glas d'alarme, tout en polémiqu,111tcllc-méme contre k syncn'.:tismc, l'électisme, l'athéisme, et elle embrasse b cause de la vertu, réclame à grands cris pour elle des a\'ocats, des champions, des soldats. Elle pn:chc la restaur,nion dc l.1 momf,,, et des douœ~ émotions de la ,·ic de famille. « On se lasse dc penser, on se lasse d'agir, on ne se lasse jamais d'aimer dans la vi~ J>ri'l•ù. » Par l'i!d11calio11, le foyer nc sera plus sculcmcnt le milieu des pensées étroites, dcs calculs mesquins, où les grandes idées ne pénètrent pas. Le foyer sera le sanctuaire « où doit s'..:purcr la religion, où doit se démocratiser l.1 philosophie », où se forgeront le progres et k bonheur de b socifo'.:. L'A11cie11dn•a11tIr .\'01wca11. - L'Ancien, c'est la croyance en Dicu et cn lïmmortalit..: de Lime. Le Xou,·eau, cc sont lcs tht'.!orics dcs savants positifs, de l'école positi,·istc de ivli\l. Littré et Wyrouboff, et des Moralistes Indépendants. Maria Deraismcs n'est pour aucun dogme révélé, n'appartient ù aucune religion. i\lais de,·ant l'affaiblissement de délicatesse, la diminution de conscience, la dégénérescence morale, la d<'.:gradation de l'esprit public, Maria Dcr,1ismcs comb,n lcs doctrines nou\'elles qui ruinent ou aff.iiblisscnt encore L1 morak en ne la rattachant ù aucun soutien, ù aucun principe, à aucune Providence; clic supplie les « honnC:tes gens » de toujours croire en Dieu, principe absolu de Justice. Ce li,-re contient encore quatre conférences détachées; une charge ù fond de train contre.: l'i11j/11mcde11 ro///a11 et contre leplaisir, den:nu le mobile de toute existence, alors qu'il ne denait être qu'une récréation, une récompense de l'accompliss:.:ment du dc,·oir; - sur ln Parole librt' et les Fe11u11n l'f ln Dt!/1/ocratie, où Maria Dcraismcs revient plus spécialement sur son thème fa,·ori, qui est d'ailleurs comme le leit-11/ofiu secret de toutes ses ccuncs, ù sa\'oir que le progrès moral et social dépend aya11t tout de l'octroi aux femmes du droit dû ù tout <:tre humain. .\DRIEX YEBER.
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==