La Revue socialiste - 1897 - Tome XXVI- vol 01

220 LAREVUESOCIALISTE CHRONIQUE THÉATRALE THEATREDE LA ?vlAISOXDU PEUPLE: La Pâque socialiste, piece en cinq actes, en prose, par !VI.Éi1ILE\'Ernrn, précédée d'une conférence de M. TcROT. THÉATREDE t'ŒurnE : La 1'1ottede terre, piécc en un acte, Je M. Louis DU)!UR. Au delà des forces !J1111rni11es, piecc en deux parties de BJOR'.\STJER~-BJORXSO~, la premicrc partie traduite par le comte PnozoR, la dcuxiemc par AUGUSTME ONNIERet Lnn1Axso:s:. THÉATREDE L'Ootox : Allez, Messsieurs, un acte, par TRISTAXBrn1,ARD. L·Etrm1ger, comédie en quatre actes, par AUGUSTE GERMAIN. COMÉDIEFRANÇAIS:E 1\tfieuxva11fdo11ce1..1.r Et Violence, proYcrbcs, de M. ÉoouARDPAILLERON. Le socialisme, encore repoussé des théàtrcs réguliers, mais admis, grâce à sa puissante force d'expansion, sur les scencs à côté, pénctre peu à peu jusqu'au grand public et s'it'nposc ù son attention, sous la forme concn'.:te d'œuvres dramatiques, par l'intermédiaire des journaux. C'est ainsi que, dans la même semaine, Jeux piéccs importantes, quoique trés diflèrcntcs de tendances, ou sont exposées et discutées les idces socialistes, ont eté reprcsentces à Paris, et ont triomphe de la nonchalante indifférence, de la paresse d'esprit trop ordinaire aux bourgeois, aux oisifs, aux gens dn monde. La prcmi<'.:rcde ces piéces, et aussi la plus remarquable, la Pâque socialiste, de M. Emile Ycyrin, jouec sur le petit théâtre de la Maison du Peuple, était précédée d'une conférence ardente et généreuse de M. Turot. Avant de parler de l'ou- ,-ragc même, j'ai plaisir à féliciter Turot, que je n'ayais jamais entendu, et qui s'est réYélé à moi comme un orateur Yigourcux et précis, nullement phraseur, déroulant ses périodes avec une ampleur abondante et correcte. Son langage élevé a bien préparé l'auditoire à goùtcr le noble drame de M. Emile Veyrin. L'action de la Pâque socialiste se déroule à Rouen, pendant une

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