La Revue socialiste - 1897 - Tome XXVI- vol 01

LA QUESTIO:-. SOCIALE DEVANT LES CORPS ÉLUS 2 I 9 pourraient majorer le prix de la marchandise destinée à la consomnution intérieure. Jaur<'.:sintervient encore et propose un droit de 8 francs au lieu de 10 francs au tarif minimum. Si l'on veut que l'impôt soit payé par les raffineurs, il y a nécessité d'abaisser sensiblement les droits de douane; car toute tentative d'augmenter en France le prix du sucre est limitée par le prix auquel pourraient arriYer sur le marché français les sucres étrangers. Cet amendement fut repoussé. Au moment ou nous terminons cc traYail, 1a loi n'est pas encore votée en entier: elle sera probablement adoptée, malgré l'héroïque défense de notre parti, qui a révélé, dans ces longs et difficiles débats, sa force, sa compétence et sa méthode. Émancipé de la phrase, qui nous a fait tant de mal, le parti socialiste se prend aux r~alités concrètes. Il prouve ainsi qu'il est mûr pour le pouYoir. P.-S. - Dans la séance du 2 fénier, la Chambre a adopté un amendement tendant à ce qu'il soit établi dans chaque fabrique de sucre des bascules munies d'un appareil enregistreur servant au pesage des betteraves livrées et que les agents de l'État soient chargés de vérifier l"exactitude de ces opérations. L'amendement Jaurès, qui proposait l'em·oi aux cultivateurs d'un bulletin indiquant le résultat de la pesée, a été repoussé. Pris en considération dans la séance du 2 février, l'amendement Marcel , Habert, tendant il n'accorder les primes qu'aux industriels employant au moins trois quarts d'ouvriers français, a été rejeté le 4 février, ainsi qll(; toutes les autres propositions en faveur des ouniers, des consommateurs et des paysans producteurs de b~ttera\'es. A. D.

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