218 LA RE\'UE SOCIALISTE sieurs moi-;, ;iccumulent Jcs stocks de sucre pour toucher la prime d'export,llion. Il proposa que la loi nouYclle ne pût entrer en application qu '.'t partir du rcr f éHier r 89ï. Si les accapareurs méncnt à bien leur afJ".1in.:l,es r8 millions n'iront ni à l'industrie sucriérc ni à la culture bcttcr.niérc, mais exclusi,·ement aux grands intennédiaircs, aux grand.., capitalistes non producteurs. La lliscussion très spéciale et tres difficile soutenue par Jaurés a,-ec une admirable souplesse d'argumentation, une Yern.: toujours en é,eil, b,lltant les hommes '.->péciauxsur le terrain méme de leur spécialité. Cc diable d'homme sernhbit aYoir fabriqué ou yendu du sucre toute s.1Yie.. \ Li gr,111destupéfaction des centres, l'.unendement Jaurès fut pris en considération. ~lais le lc11demai11t,out était changé; l'amendement était repoussé p.ir 252 Yoix contre 2 p. malgré les lumineuses réplique" de l'.rnteur. Pour Li dcuxieme fois, dans cetll: discussion, les députés ch.1nrre;1ic11dt'aYis .'tYinot-ouatre heures <l'interYalle. On a le droit de se 0 O 'l demander si ces brusques Yariations de leur equilibn: cérébral doiYent tout simplement 0tre attribuées :\ l'ignorance et ;'t Li senilité hicn connues de Ll Chambre qui subit Dupuy sans nausée, on s'il ne faut pas adrncttn.: une autn.: hypothèse. On sait par la protestation de !llirm.rn qn'.1prés le \"Otede l'amendement Jaurès, les représentants des accapareurs de sucre se rép.111dirent,malgré le réglcrncnt et tout comnH: au bon Yienx temps d'.\rton, dans la salle des Pas-Perdus. « La salle des << Pas-Pcrdus, s'écria le Hérissé, était tranforméc hier en unc Yérit.1ble << boursc de commerce. » >-:ousYoudrions saYoir quelle marchandisc ..,·ydébitait. Dans les séances du 30 janYicr et du rcrfénicr, la discussion acontinué. On a \'Oté l'.1rticle -1, qui, le principe des primes étant admis, rcglc 1.1 question de sa,·oir sur qui retombera la charge résultant de cc., primes. La Ch,rn1brc adopte une t.1xe dc ,t francs par roo kilos de sucrc r.1tli11épcsant sur les raffineurs et une taxe de r franc p,1r roo kilos sur les sucrcs bruts n'allant pas en rafEncric qui péscr;1 sur les fabricants. Les sucres cxportés seront :seuls exemptés des droit'> ci-dessus. ~aturellemcnt les rafiincurs \'Ont tenter de rejeter sur le public, par une augmentation du prix de Yentc .'t l'intcrieur, le poids de cette taxe. C'est à ccttc préoccupation que répondent les modifications proposées au tarif d'entrée des sucres ctrangcrs. ;\L\I. Krantz et \ïgcr proposent un tarif de 9 francs par 100 kilos de sucre brut, et pour les rafli.ncs un droit de r6 francs au tarif géné:ral et <lc ro francs au tarif minimum. C'est une diminution du tarif actuellement en Yigueur. Cet abaissement doit correspondre aux taxes dont • l'.1rticlc ~ frappe les bruts et les raffinés. Si les sucres dcYaicnt, en effct, supporter et ces taxes et les anciens droits de douane en leur plein, les r.1flineurs, protégés contre l'cntrcc des sucres ctrangers,
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