LA REVUE SOCIALISTE logiques que génércmcs qui constituent le socialisme. L'homme se possé<lera alors tout entier. Chacun traY,lillcra pour Yine, et le tra- ,·ailleur obticn<lra un plus gran<l profit, parce qu'il ;rnra tout celui de son tra,\1il. - \'ous Youdricz Jonc, me dernanda-t-on, que nous autres, par e'\cmplc, nous cultiYions la bctter.1,·e, et, aussi, que ,1ous en tirions le sucre, pour le Yendre ensuite? - )~coutez, répon<lis-jc. \·om saYcz que plus une exploitation .,c fait en gr.1nd, moins les rr,1i..,qu'elle comporte sont éle,és, eu ég.irJ au 1-c,-cnu. Deux paires <le bœufs entretenues pour b culture de deux hectares de terrain exigeront, pour leur ~ubsistance, une grande partie de cc qu'ils .1idcro11t :t produire. !\lais la proportion Je la dépense aYcc le profit dcYiendra d'autant plus petite, jusqu'à un certain point, que les bœufs seront attachés .i l.1culture d'un sol plus gr.rnd. D'un autre cùté, si la propriété peu étendue est priYée d'une force sufiisantc, une partie de cc qu',1Ur,1it pu produire le sol fcr.1 défaut au propriét.1irc. De sorte que nous sommes condamnés, dan., l'état actuel, ou à supprimer Li foule <les petits propriét,1ires au profit Je quclL]Ucs gr,1nds, ou à ne pas retirer du sol toute 1.1 richesse possible. Tournons Jonc la Jifliculté de cc funeste dilemme. Que le sol ne soit à personne. Qu'on l'exploite en grand dans chaque région, et que chacun rcçoiYe la ,·alcur totale de son traYail. Qu:111J 011 aura établi, par le calcul, le temps qui sera nécessaire pour produire une certaine quantité de blé ou de toute autre denrée, on pourra connaitre s:111s peine la nleur d'une heure de traYail. Les dépenses communes Je l'exploitation, exactement additionnées, seront exactement réparties. Il existera des sortes de b.rnques qui auront pour simple attribution Li comptabilité sociale. Elles enregistreront ks heures de travail que chacun aur,1 effectuées, ot délincront des bons qui serviront à toucher, dans les magasin'i publics, toute sorte de marchandise : car les produits de toutes les industries se seront socialisés comme les notrcs. La réalisation de cet état de choses aura pour premier résultat d',1ccroîtrc Li production générale. La cultun:, en effet, !>en·ic par la science agronomique L1 plus judicieuse et la plus profonde, se fera dans les conditiom les meilleures. Tout cc que le sol peut donner, il le donnera, a,-cc le moin'i de dépense possible. Oc plus, comme dans la société chacun dcHa tr.wailler pour Yine, lu produit intégral du traYail ne reYicndra qu'aux traYailleurs. Plus de parasites; plus de capitaux à augmenter, plus d'oisiYeté, de luxe et de caprices à entretenir. Beaucoup plus de produit ;t chacun pour une mC:me somme de travail, et, par conséquent, moins Je traYail nécessaire. On vina mieux qu'aujourd'hui. On aura plus de loisir et d'indépendance. Il y aura moins de haines et moins de Yiccs, moins de passions funestes, dispendieuses •
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