8 /A RE\'l 1E SOCIALISTE des tra\',1ux Ll'utilité publique Yicnncnt modifier la Yalcur de sa propriétl'.·,]';1ug111cntcsr.111qsu'il y .iit fait effort ou, la ~iiminucr sans qu'il y .iit ,k ~.1 faute. Cn chemin de fer nonYeau enkn~ a une route la plus gr.inde p,1rtic de son tr,rnsit, \'Oil.\ l'aubergiste. riYcrain_de la route réduit ,i Limisére sans qu'il ait recours contre quiconque. J:.n reYanchc, une hutte isolée L1llis'est trou\'ee sur le tr;1ce du chemin de. fer se tr,111sfonnc Cil une hotcllcrie Oll afTiue l.1 clicntclc ~ans que }a socicte participe en rien aux benefiœs que tire l'hôtelier de cette situation nou ,·clle. Comme Li propriété n'existe p,1s en soi, encore un~ fois, nuis dans son utilité, que cette milite est exprimée par une Yalcur, que cette Y,tlcur est fixée p,ir le revenu qu'on en tire, que cc reYcnu enfin est détermine par le concours public, il tombe sous le sens que par là encore la propriété posséde un indéniable caracterc social. Puisque la ~ociéte crée l.1propriété, la limite, la transmet, en augmente ou en diminue Li Yalcur, puisque, du consentement unanime, clic exerce cc droit sur les particuliers au nom du droit de tous, au nom du p,1ssécomme :1unom de Ln·cnir, le caracterc social de Li propriété ne peut pas 0trc 111 is en discussion. III Parmi ceux qui ne contestent pas que, dans sa possession, son usage et sa transmission, la propriété ne peut se passer de la loi et que son origine Kcusc encore davant.1gc, s'il est possible, son caractcrc social, il en est encore beaucoup trop, et non des moins éclaires, pour qui la forme indi,·iducllc de la propriété est le terme ultime de son c,·olution. ~on qu'ils contestent la possibilité de progrcs et de perfectionnements dans cet ordre, mais à leur sens ces développements ne pourront qu'accentuer le caractcrc in,liYidualistc de la propriété. Cette prétention n'est pas aussi arbitraire qu'elle paraît au premier abord. Elle est le résultat d'une obscn·ation juste en soi, mais trop partielle, des phénomènes sociaux. La yue juridique de ces phenorncncs en obscurcit la vue réelle, et ici encore un idcalismc lütif et p;ir conséquent mal informe nous joue cc mam·ais tour de nous faire considérer les rapports des faits non directement, mais dans leur reflet idéal. Il est très nai qu'au fur et à mesure que les sociétés humaines se:compliquent et se perfectionnent, les indiYidus dont clics se composent acquièrent plus de liberté, leur personnalité s'affirme et se dégage Je plus en pins, leur droit sur les choses s'exerce aYcc plus de plénitude et d'intensité. Pour rester dans notre sujet, nous Yoyons le droit romain élargir les attributions propriétaires de l'indiYidu en mvmc temps que permettre l'aptitude de posséder à un plus grand
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