I IO LA REYUE SOCIALISTE Une .1:\'111pbo11Ît' c,, trois parties de .r,l. Henri Lutz : L11111C11, n'a p.1s remporté grand succès. Cette composition, sur laquelle ;-.1. Léon Durochcr a écrit une glose poétique, ne brille pas par de remarquables qualités. C'est une symphonie descriptiYc comme t.rnt d'autres dont aucun des morceaux (M11li11;.\1idi; la Forél; Soir) n'atteste une facture bien origi nalc. Deux co11certo : celui de ;\l. S.1int-S,1ëns en sol 111i11c11r et celui de Beetho\'cn, en 11/ 111i11eur, ont fait applaudir;\[. de Gn:cf, professeur au Conscr\'atoirc de Bruxelles, et ;\[lie .\lcxandr.1 de .\larkoff, une jeune piani'ite russe dont le talent un peu :1111:miL]Uae remporté un succès Yérit.1blement triomphal et disproportionne; mais i\[11 c de .\l.lrkorf est russe et le concerto de Beethm·en contient un p,1ss,1ge cher .\ tous les cccurs rr.lllç.1is (le \'11/11/. dt'111c11re c/J,11/l' cl p11rt' de Gounod s'y trom·.rnt textuellement)! Cc qu'il a été donné d'appLiuclir s,111,;réscn·es, c'est b Fora l'llch1111/ée, légende symphonique d'après la ballade de Uhland, et le CIN111d/ e la Cloche (deuxième tahle:m a\'cc ;\[lie Jenny Passama et .:--r.Eugcl) légende dramatique, l'une et l',mtrc de i\l. \ïnccnt d'[ndy, l'un des chefs incontestés de la jeune école îr.1nc.1ise... et îranckiste. Est-cc gdce aux succès de quelques-uns de ses éléYes? n'est-cc pas plutàt par une mode irraisonnée comn11.: celle qui sé\'it depuis quelque dix ans sur \\'agncr? toujours est-il que César franck est inscrit chaque dimanche sur les programmes des grands concerts. ,\l. Lamoureux a fait applaudir, cluntée par;\[. Eugel, la Proassio11 et les Dji,111s, poëme symphonique d'après\'. IIugo, pour piano (;\[me H. Jessie) et orchestre, après l.t Sy111pb,111Ïl' en r/ et l'interm~de symphonique de Rédc111p!ia11 rntcndus précédemment. En citant le délicieux scbazo Je la Rci11c _\Iab, tiré de Ro111éo l'i ]11lil'lle de Berlioz, l'ouvertun.: du Carnavnl ro111ui11 composée sur quelques motifs de l'opèr.1 inconnu de notre grand .r,laitre; puis une Sy111pbo11ili1e1lfr1111e (;\lcndels~ohn), où se rem,uque d,rns l.t deuxième partie (a11dr111co/c11 110/0) une sorte de marche nocturne presque identique ,\, celle Je l'E11fa11retl11Chris/, du m0mc Berlioz; une ,1utre 'i)'mphonie (en ri 111rtjc11r, no 2) et deux Da11scs!Jo11groiscs, de Brahm'i; enfin une si11fo11ia de l'oratorio de la N11ilde Noé"!, dv Bach, un air de la Fêle d'Alexa11dre de Haendel (1n6), chanté par M. 'Nicolaou, j'aurai donné la l1uintcssence des programmes exécutés, toujours a\·ec la mC:me perfection, chez M. Lamoureux en cette tin d'année. Il n'est à souhaiter qu'une chose pour l'a\·enir, c'est un peu de nouYe.rnté d,rns ces mêmes programmes, un peu plus de morceaux de longue haleine; mais, sans abandonner, comme plusieurs semblent le demander, les glorieuses conquètes faites p,1r ~L Lamoureux en qumze années d'un labeur souvent trop mal récompensé.
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