La Revue socialiste - 1897 - Tome XXVI- vol 01

CHROKIQUETHÉATRALE 109 CHRONIQUE MUSICALE CONCERTSLAMOUREUX: Le Quatuor tchèque; Lu111c11, de M. HENRI LuTZ; fragments de R. WAGNER;de C. FRANŒ; de M. VINCE:-11' D'l~DY, etc. Coi-:crnTs COLONNE: Le troisième acte du Crépuscule des Dieux (R. \VAGNER);cinquantenaire de la Dam11nlio1d1e Fnusl (H. Brnuoz); reprise de Réde111ptio11 (C. FRANC!();œunes de M. GusTA\'E CttARPE~TIERe,tc. CONCERTdSe Ml\1. BREIT~ER.,l\lA1tSICKet,c.; de la SocrÉTEDESPETITES AUDITIO~S. THEATREDELAGALEIUE-\'rnE~:S:E: Le B1ïouPerdu (A. ADAM). THEATRELYRIQUE(Nou,·EAU-Tl!EATRE): Bocrnce (FRANZVONSurrt). Au cours du mois de novembre, l\1. Lamoureux ayant, un dimanche, lh'.:sertèle Cirque des Champs-Élysées pour le Queen's Hall de Londres, nous avons eu le plaisir d'entendre le cékbre Quatuor tchèque, composé de MM. de Hans \\'ihan (Yioloncellc), professeur du cours d'ensemble au Conservatoire de Prague depuis 1888; et Carl Hoffmann (rcr violon); JosefSuk (2° Yiolon) et Oskar Nedbal (alto); ces quatre artistes hors ligne ont cxècutè ayec une perfection et un sentiment au-dessus de tout éloge les quatuors: en ré 111i11eur (œuvrc posthume de Schubert, auquel on donne le sous-titre : la Jvfortet la Jeu11e fille); en 111mi ineur (Ans 111ei11eLmebw) de Smetana, compositeur qui jouit actuellement en Autriche d'une immense notoriété posthume, et que M. de \Vyzcwa n'hésite pas à qualifier de « Beethoven slave>>; de Tchaïkowsky enfin, le quatuor en fa 111njeur. M. Lamoureux, reYcnu prendre place au pupitre du Cirque, a dirigé, depuis lors, des fragments symphoniques des MaîtresCha11teurs (prélude du 3° acte; danse des apprentis; marche des corporations) qu'il aurait bien dû faire précéder de la grandiose ouverture du même ouvrage; de \Vagner encore, le. prélude de Parsifnl, l'ouverture du Vaisseau-fanlôme, les murmures de la forêt de Siegfried, et, tout réccniment, l'ouverture de Tannhriuser.

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