La Revue socialiste - 1897 - Tome XXVI- vol 01

LA QUESTIO~ SOCIALE OE\'AXT LES CORPS EI.L·s 103 essai de justific,nion de la part du ministre de la marine, a Oagelh'.:la honte d'une si rude façon que le ministcrc de la marine et toute l'amimuté en restent à jamais éclaboussés, pour leur coupable complaisance à l'égard du déserteur. L'état de notre marine est si déplorable que Lockroy a proposé un chiffre formidable de millions:\ employer en tra\'aux divers et en constructions neu \'CS. Signalons aussi une viYe protestation de Jaures, lors de la discussion du budget du ministcre de la guerre, au sujet des exemptions de ser\'ice accordées d'une façon toujours plus large aux jeunes gens issus de la bourgeoisie. Le service de trois ans n'a plus qu'une existence fictiYe : dans l'infanterie_, la moiti.'.:de l'dlectif fait un an de ser\'icc seulement. L'opposition des classes se rctrouYe donc, seule réalité solide, sous le vain appareil des lois, des réglements et des belle'> phrases qui croient masquer cet antagonisme irréductible et cette inégalité fondamentale. La que~tion sociale se retrouve partout dt'.:squ'on creuse un peu les qucstiom, comme une roche dure au-dessous d'une couche légcre de tcnc meuble. A. DELON.

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