7.-12 LA REVUE SOCIALISTE la rcaction policiére qui guette étrangle net le succès en prononçant la dissolution d'une asscmblee paisible; c'est là une premicre transaression de la loi sur les réunions; mais il y en a une seconde : cc ;:, n'est pas le commissaire qui siège officiellement sur l'estrade à coté du bureau, charge avec le bureau de maintenir l'ordre, et prcsent aux dcbats, qui ordonne la dispersion de l'assemblce, c'est un autre commissaire, placé en dehors <lela salle, ignorant ce qui s'y passait; contrairement aux dispositions pn'.:ciscs de la loi de I 88 r. Aux réponses penibles de Barthou, oblige de modifier deux fois son argumentation, M. Gabiet a oppose une refutation juridique très serrée et le débat s'est termine sur cette question <le Pelletan restée sans r·eponse : « Nous demandons quel est le texte de loi sur lequel s'appuie le gouYcrncmcnt ». Cette question n 'intercssait point le centre ni la droite; Yaines subtilites, inutile tourment! On avait moleste, violente les socialistes, c'l'.:tait là l'essentiel. Qu'importait tout cc fatras judiciaire et cette exhibition de vieux textes. L:1Chambre vota l'ordre du jour de confiance par 316 voix contre 238. C'etait donc l'approbation complète de toutes les violences et de toutes les illegalites. Il y a un an environ le ministére Ribot-Leygues etait mort ù la suite <l'actes semblables. Nos deputes ont maintenant meilleur estomac. Ils digèrent parfaitement les mets plus repugnants. i\fais nous en Yerrons bien d'autres ! Les séances du 7 et <lu9 novembre ont été consacrces à la discussion de l'interpellation Flcury-RaYarin sur les affaires algériennes. A cette occasion, Vi\·iani a prononcé un discours très Yivant et très nerveux. Il a rappele quelques-uns <le ces actes de corruption et d'illégalité qui semblent prosperer mieux encore sous le soleil africain si favorable aux fermentations putrides <le l'opportunisme. L' Anglais Jacobsen a besoin d'un petit tramway pour l'exploitation d'un gisement <le phosphates. Il dépose, par les soins de son associé, M. Bertagna, entre les mains du prcfet de Constantine, i\f. Lacombe ( un protegé de Raynal), une pétition dans laquelle il rcclame la concession <le cc tramway d'une longueur de 17 kilométres, qui dl'.Yait traverser plusieurs communes et circuler a la fois sur un chemin <l'intcrêt commun et sur une route départementale. Le prcfct prend un arrêté par lequel, de sa seule autorite et sans consulter le conseil géneral, il accorde la concession dcmandce. Or, en vertu de l'article 27 de la loi de 1880 sur les tramways et les chemins de fer, le conseil général seul peut accorder une semblable autorisation quand le tram- 'Nay ou le chemin de f cr doit circuler sur le terrain departemental. Il y a quelques jours, le préfet Humbert, interpellé par M. Treille, fut obligé de reconnaitre l'illcgalitc de l'acte de son prcdécesseur et ne
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