LA RE\.UE SOCIALISTE décbr.ition dc gm:rre .1,·.rnt d'a\'oir tout au moins essaye de cette chance de conser\'er la paix, et l'on en Yiendra, par la force de l'habitude, à l'arbitrage obligatoire. Le Congrès n'a pas expliqué le rè>lcqu'il attribue aux sociétés Je Li paix dans la propoga11dc .i faire pour rcaliser le plus tàt possiblc cette concentration dcs arbitrages intcrna!ionaux. Peut-ètre a-t-il pense que la manifestation de 1'.111néeprochain~ (22 fcnicr) leur fournirait l'occ.1sion de prcciser leur attitude et leur ligne de conduite ù cet égard. En attendant mieux, il a prie la Conférence et ses groupes n.1tionaux, auteurs du projet, Je marcher en ayant sans hésitation, soit par un pétitionnement collectif de la Conférence auprès des diYers gom·ernements, soit p.ir l'initiatiYc d'un groupe auprès de son gouvernement, soit enfin pir une motion d.ms son parlement. P.1r parenthèse, l'Association suisse de la Paix, qui est une section de la Ligue internationale de la Paix et de b Liberté, n'a pas attendu le Congrès pour remettre en mains du pn'.:sident de la Confé<lcration unc rcquètc priant le Conseil fédéral de prcndre, de concert avec le gouYcrnemcnt de Bdgique, l'initi.1tiYc Je la formation d'un premier noyau d 'Ét:lls adhérant au projet d'institution de la Cour permanente d'arbitrage. Comme nous l'ayons dit plus haut, le Congrès n'a pas Youlu subordonner l'un ù l'autre le problème de la procédure arbitrale et celui Je la réfor111td'11droit i11lernatio11al. Cette réforme est étudiée dcpui~ une trentaine d'années par plusieurs associations et des juristes d'un grand mcrite, tels que Bluntschli et Dudley Field. Elle est intime1111:nltice .i la pratique des moyens pacifiqncs pour régler les contestations entre États, et c'est ccl.1 mème qui rend le sujet plus ardu; car d'unc part le point de me Ll'cnsemblc doit ètrc assez large pour satisfaire aux exigcnces de 1',1\'enir, et d'autre part on ne peut d'un seul coup rompre .wcc des tr.1ditions qui sont 1c fiI reliant entre clics les générations. Au Congrès de Rome, en 1891, l'on a\'ait ébauché les premiers principes d'un nouveau droit international, puis une sous-commission du Bureau central de la Paix, composée de i\lt,I. Henri La Fontainc, sén,lleur soci,distc en Belgique; Émile Arnaud, notaire en France; \V. i\Iarcusen, profL·sseur .\ Berne, et ,\ngelo i\lazzoleni, a\'ocat .\ r.lilan, aYait accepté l.t t.ichc de complcter ce tra\',lil embryonnaire. :t\l. r.1.lzzoleni est <léccdé, mais ses collègues se sont mis a l'œu,Tc, et i\l. L1 Fontaine, traYaillcur infatigable, a soumis en leur nom au septième Congrès un r.1pport aYec conclusions qui nous parait ètrc un Ycritablc chcf-d'œuYrc <le profondcur et <le clartè. Cc n'est encore qu'un mémoire prcliminaire, destiné à coordonner deux tendances, dont l'unc 1.st d'affirmer un idéal et l'autre de formuler un code; car, comme le dit l'auteur, il faut que lcs juristes songent sans cesse a l'idéal qui doit les guider et Yers lequel l'humanité s'oriente malgré
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