La Revue socialiste - 1896 - Tome XXIV- vol 02

LA RE\"I.JE SOCIALISTE dessous du taux nécess:iire pour maintenir b classe au nombre dont on a besoin. D'oü nous pourrons tirer cette conclusion que le reYenu du simple n1.111ouHier ne s'élt'.:,·ej.1111.1iasu-dessus de cc qu'il faut pour entretenir s.1famille. » Ric~rJo arri,·e aux mêmes conclusions : « Qu.111J le nombre des ouHicrs s'accroit par le haut prix du traYail, les saLlires descendent de nou,·cau à leur prix naturel et quelquefois l'effet de b réaction est tel qu'ils tombent encore plu·s bas.» ~!..:me opinion chez les socialistes. ~ous lisons dans Yidal : << Qunnd Yient b dem:inJc de bras, les ou Hiers accourent en foule; quand b demande cesse, la faim, b misère tuent les surnuméraires; ninsi se rétablit l'équilibre. Quand la population ounièrc surabonde, elle ne déborde pas - comme l'c:iu hors du \'ase -elle meurt. Alors, scion l\:xpression Je Ricardo, :i force Je prirntions, le nombre dt:s ouHiers se trouYt: réduit et l'équilibre se 1ùablit. « La n:iturc, dit i\bl- « thu~, leur commande de s'en aller, et elle ne tarde p:1s à mettre clic- « m..:rnc cet ordre ù cxéCLaion. » .\i11si donc, le minimum de subsist:incc est le taux normal des salaires. Les salaires gra,·itent Ycrs cc minimum fatalement comme le liquide Yers son niYcau, c'est la loi. » ' Jules Guesde déclnrc que: « Le salaire moyen ne saurait normalement dépasser le q11n11!11m Je subsistance nécessaire - Jans un temps et dans un milieu donnés - pour que l'ouHicr puisse YiHc et se reproduire. « Cc ~al.1ire, ajoute le même publiciste, peut être dépass6 rnorncnt:1.nément d:111sun sens ou d,111sl'autre, mais fort peu. S'il baisse audessous du minimum, il ne tarde pas à remonter; s'il monte audessus, il ne tnrde pas :i redescendre. « Si, en eflct, le salaire se trouYc un peu au-dessus du minimum en question, qu':irriYc-t-il? Il y a période de prospérité. Par suite de la situation meilleure des traYaillcurs, de l'augmentation de leur bienêtre, les unions ouYrièrcs se multiplient, le chiffre des naissances augmente; la mortalitl'.: des enfants, mieux nourris, mieux Yêtus, mieux soignés, diminue; au bout de quelques années, la population ounière se trouYe plus nombreuse, par suite l'offre des bras augmente \.:t le salaire redescend à son nncicn taux, quelquefois même un peu au-dessous. « Si, au contraire, le salaire baisse nu-dessous du m1111mum nécc~sairc, la classe ouvricrc se trou\'c plongée dans un ctat <lemiscrc et de crises, la mort:1lit6 augmente, le nombre <les unions ou,,ricrcs •

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==