LA REVUE SOCIALISTE fournit terrain, semences, outils, etc., le travailleur son travail. Apres récolte, les produits sont partagés entre le propriétaire et le tranilleur, tous frais défalqués. Un autre système est celui du dé111irbach(dee111ii·=fer,bache=fèle) ou cheptelde fer. C'est une institution identique à celle qui existait en France. On appelle aussi dé111irbache une sorte de location des immeubles par destination : les ustensiles aratoires, les machines, les outils, les pressoirs, les animaux, etc., nécessaires à l'exploitation d'une usine, ferme, etc., faite à condition que le travailleur loueur rendra ces objets en bon état à l'expiration du délai. Le reste du peuple vit dans un etat de misère épouYantablc (r). Quelques témcraircs essaient bien de devenir propriétaires. Ils achètent des biens payables par annuités et pendant r 5 ou 20 ans. Ils n'arrin:nt jamais à pouvoir tenir leur engagement et, aprés aYoir passé par les mains des usuriers, ils sont ruinés. Ils émigrent alors vers les grands centres populeux. Le TamJ111al a supprimé les institutions feodales. En tant qu'institution militaire la féodalite a disparu, mais au point de me économique clic régne dans tout son éclat (2). n!POTS Les impots indirects offrent trcs peu d'intérêt. Tout produit importé paie de 8 à 10 °/o de droits douaniers; et tout produit exporté I 0 /o• Le même régime est impose aux produits de l'empire qui traversent la mer. Il y a également l'impot sur le sel, sur la pèche (les po_issons de mer et les poissons d'eau douce paient des impots différents). Le tabac, les cocons de vers à soie, les bètes abattues dans les abattoirs, etc., paient également des droits. Le plus important des impots directs est la dîme (eurlmr). C'est l'impot sur la production qui prélève ro 0 /o sur la récolte .annuelle : ceréalcs, raisins, fruits. La pomme de terre, par une faveur spéciale, est exempte de droits. Les autorités ne les perçoivent pas directement, afin d'éviter les frais de recouvrement et les ennuis des évaluations. On divise les (1) La mendicité est la seule ressource de cc résidu humain. Il peuple les grandes villes en attendant du travail. Toutefois ces g,1illards de force herculéenne (de ]il vient la phrase : fort comme un Turc) font tous les métiers de peine : portefaix, déchargeurs, porteurs d'eau, etc.; mais souvent ils se livrent à des pratiques déplorables pour vivre. Dans les rcccnts événements on en a tué plus de 8,000 dans deux seuls faubourgs de Constantinople. (2) Les grands feudataires, après avoir fait la force du sultan, finirent par le gêner. Aussi les $Ultans entreprirent-ils leur destruction. Le Tanzimat en est le pacte légal.- La féodalité turque n'eut pas de serfs, par contre il y avait des esclaves noirs et blancs.
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