5H LA REVUE SOCIALISTE 13 février 1861. MON CHER A. I. \'oici les renseignements que j'ai pu recueillir. Le prince N. P. Troubetzkoï, l'ex-adjudant <lu <lue de Mcklembourg (gendre de la grande-duchesse Hélène Padovna) est, à cc qu'il paraît, un homme <le bien et <l'un noble caractérc. Bien qu'il ne le connaisse pas personnellement, il m'en a parlé avec beaucoup d'éloges, car il connait bien la famille dans laquelle il a été élevé, etc. Quant à Doubrovine, personne ne le connait. Mais le colonel d'état major que tu mentionnes dans ta lettre se trouve, pour le moment, <le passage à Paris, et je pourrai lui demander des renseignements sur sa personne de même que sur l'arrestation des officiers à Pétcrsbourg. Il paraît que l'on veut faire le silence::autour de ces arrestations, si toutefois elles ont eu lieu. J'aurai une entren1e a\"CCcc colonel et je t'en ferai connaitre immédiatement le résultat. Slcptzoff ne m'a rien dit du diacre. Il me semble que je t'ai déjà parlé de l'arrivée de Botkine ici. L'état du pauvre homme est très grave; il a la vue et le cerYeau paralysés. Nous Youlons le placer dans la pension dans laquelle reste MmeMarlrnvitch; elle est si bonne qu'elle Youdra bien en prendre soin. M. L. est aussi ,\ Paris, mais je ne l'ai pas encore vu. Les lettres que je reçois <l'Anncnkoff sont toutes couleur de rose, et son bonheur me rend moi-même heureux. J'ai une nouvelle, tout à fait a11t!Jentiqiie, à te communiquer; sous peu sera rendu l'ukase pour l'émancipation (des serfs). Si tu entends courir des bruits différents à ce sujet, n'y crois pas. Qui penses-tu que sont ceux qui font le plus d'opposition à cet ukase de l'empereur? (Je ne parle pas de Gagarine, cela va sans dire.) Eh bien, ce sont : Mouravieff, K11iajevitc!J et le prince A.7M. Gortchakoff. Mon oncle m'écrit que les terribles gelees accompagnées de bourrasques ont causé beau:.. coup de dommages dans le pays; que toutes les communications sont suspendues; que le betail meurt, ne pouvant résister à cet horrible froid, etc. P.-S. - Bientôt je t'écrirai encore; en attendant, porte-toi bien. Je t'embrasse et salue tous les tiens. Ton I. T. Paris, 4 novembre 1862, rue de Rivoli, 210. CHER ALEXANDRE lVANOVITCH, Ta lettre quoique tres courte m'a beaucoup réjoui. Je vais donc t'annoncer que je suis arrivé ici depuis quelques jours déjà et que je
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==