LA REVUE SOCIALISTE rapidité; enfin pour attènucr le trouble apporté fatalement dans la Yie èconomiquc de la capitale. (r) Le tracè du Mctropolitain comprend, je l'ai déja dit, environ quarante kilomctrcs. Il se compose d'une ceinture passant par toute la liane des boulcYards extérieurs et de deux transversales nord-sud et t> est-ouest. Le Conseil municipal n'a voté la consp·uction immédiate que de la première partie. Le traYail complètement terminé présenterait l'aspect ci-aprés, dans l'hypothcse du systemc aérien généralisé : Viaduc m Ligne circulaire. 20. 200 TransYcrsale est-ouest I .800 T r:ms\'ersale nord-sud ,t.000 Totaux. 26.000 Souterrain ou tranchée m 1.500 1.500 800 3.800 --- Galerie ouverte m Ponts )) 2 6.000 )) 6.000 4 >lous aYons ainsi des éléments d'appréciation suffisants pour faire le compte de premier établissement à quelques millions près, d'autant plus que les expropriations seraient presque nulles et les travaux de voirie réduits au minimum, contrairement à ce qui se produirait aYcc la construction souterraine. S'il est impossible, d'avance, de faire le prix d'un kilométre de tunnel, on sait, par quelques milliers de traYaux exécutés ou en cours d'exécution, que le prix du kilomètre de chemin de fer acrien ne dépasserait pas un million; en ajoutant 500,000 francs pour l'infrastructure, on arrive au chiffre maximum, certainement majorè, de 1,500,000 francs. Pour la partie souterraine, on peut accepter l'èvaluation de la Compagnie d'Orlèans pour le prolongement de la place 1Iédicis, soit 5 millions par kilomètre. La galerie ouverte a construire sur les quais coûterait moitié moins, d'aprés les calculs de plusieurs demandeurs en concession. Enfin, la dépense occasionnée par les quatre ponts du Mctropolitain s'élèverait appro'ximativement a 8 millions. (r) Eugi:ne Fournière, qui est au Conseil municipal l'un des partisans les plus actifs du J\létropolitain communal, écrivait dans la Petite République du 11 janvier 1896 : • li y a une autre raison qui milite en f:l\'eur de la voie étroite, c'est que, suivant encor~ en cela les indications données par Charnay au cours des articles qu'il a publiés ici mt'me, la commission a décidé que le Métropolitain serait aérien sur le plus grand parcours possible. Les chiffres qu'il a donnés et que j'ai reproduits devant la commission sont concluants : le kilomctre de voie aérienne cotîterait moins d'un million; le kilomi:trc de voie souterraine en coûterait plus de cinq. Voilà pour la dépense. Le J\lètropolitain aérien de Berlin donne près de quatre millions et demi de voyageurs au kilomètre ; le Métropolitain souterrain de Londres n'en donne pas huit cent mille. Voil.i pour la recette.
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