LA REVUE SOCIALISTE Sa théorie de la race, par exemple, est purement :;:_oolo,1;iq11e; il la détermine d'apn;s les méthodes anthropologiques les plus sùres : mensuration des cr.înes, examen de l'iris, e~c. L'homme n'est qu'un primate dont i'é\'olution est soumise à l'action des grands facteurs de la race, de l'hérédité, du climat, de l'éducation et de l'histoire. Le premier de ces facteurs est aussi le plus important : c'est l'élément essentiel dont les autres ne sont que des auxiliaires. Dans les sociétés civilisées actuelles, le degré de \'italité, le sens pratique, l'idéal politique \'aricnt sui\·ant que le pom·oir est dans les mains d'éléments ethniques différents; l'avènement de nouvelles couches sociales correspond chaque fois à une diminution ou, plus scu\·ent, :i un accroissement de l'indice (épldiquc. On ,·oit d'ici tout ce que l'histoire aurait ,i gagner à accorder plus d'im- ~iort:111ceà l' « a1ulyse ethnique », quelle lumière jetée d.111sla confusion et dans l'obscurité de ses lois, quelle netteté et quelle simplicité de conception! On pourrait sans trop de difficultés montrer approximativement que la naissance d'un peuple suppose la présence d'un nombre relativement grand de dolichocéphales, capables de le diriger et de l'entrainer, - que, dans la période ascendante, ces éléments supérieurs se multiplient (apogée des eugéniques), et que la période de décadence commence quand les éléments ethnitJues infl'.:rieurs arrivent au pouvoir. Quel <.:slte rôle de la sélection dans l'histoin.:? M. \'achcr de Lapouge consacre à cette question la plus grande partie de ,on intéressant \'Olume. Après avoir établi le caractère zoologique de la race, .Jébrouillé les lois complexes de l'hhédité, ddimité le domaine de la sélection 1111/urt'ifr, il étudie le rôle prépondér.mt que jouent, dans l'é\-olution de l'humanité, les sélections militaire, politique, religieuse, morale, économique, groupées ainsi selon leurs causes. Il prend soin tout d'abord de distinguer nettement b s,l/ectio11 de la lrt;11s11111/atio11 totale d'un peuple. Cette dernière, en effet, ne rompt p,1sles rapports des di\·ers éléments ethniques entr'eux, tandis que la première améne une modification p,1rtidle, et porte sur un certain nombre seulement d'individus, qui finissent par écraser les autres : il ne faut pas confondre l'é\'olution collt'clive et l'é\'Olution sëlt'clii•,·. Les sélections sociales une fois définies, leur importance apparaît considérable : la philosophie de l'histoire tient presque entil:re dans leur étude. M. Vacher de Lapouge établit la vérité de sa thèse a\·ec une grande richesse de faits à l'appui, libre de tout préjugé, de tout optimisme bourgeois, indifférent aux opinions reçues, ,11lant jusqu'au bout de ses conclusions. Il aboutit ainsi au résultat paradoxal c1ue « ... l'élément (ethnique) inférieur se reconstitue peu à peu et ... que ... chaque étape \·ers la pureté marque un retour vers la barbarie ». Après a\'oir été progressi\·e, la sélection devient regressive et, finalement « dans le conflit des classes et des races, la plus inférieure chasse l'autre ... ». Or, cela se manifeste aujourd'hui pour la France, et M. \'acher de Lapouge le constate :wec amertume. Le peuple français ne meurt pas de \'Ïeillesse - la théorie classique du progrès et de la dégénérescence des nations est inexacte - mais parce que l.i sélection en ~1 éliminé peu i1 peu les carnctJres
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