LE PROBLtME DE LA POPULATIO~ 281 s'efforceraient pour la plup:irt de tr:insformcr en numéraire, papiermonnaie, :1ctions, etc., une p:ntic de leur fortune afin de la soustraire :i l'action du fisc français. On le ,·oit, nous ne sommes p:is hostiles aux réformes budgétaires proposées p:ir Bertillon. Justes et pratiques, clics le sont indubitablement. Quant ù leur efficacité, clic est;\ peu près nulle. « Des remédcs :inodins, leur :iutcur le reconn:iit, ne seraient d'aucun effet contre un mal profond et in\'étéré. » Cc mal, des réformes fiscales ne le détruiront point. Le grând coupable dans tout ccl:i, ce n'est p:is l'homme, c'est le milieu social. C'est donc ;\ la société qu'il faut s'en prendre. C'est clic qu'il faut transformer. I\' Croissez et mnltiplièz. Résumons-nous : L:i puiss:ince prolifique de notre race diminue. Les m:iriages dc,·ienncnt de plus en plus stériles. GE:-si.sE. A quoi faut-il attribuer cc phénornénc démographique? La r:icc française n'est pas moins féconde que ses sœurs. Au dix-huiticrne siècle, la natalité atteignait 3.8 et 3,89 °/o du chiffre des habitants de tout âge et de tout sexe. (Cc sont les moyennes annuelles de la Prusse, de l'Italie et de l'Autriche - et l'on sait que ces p:iys comptent p:irmi les plus prolifiques de l'Europe.) Autre exemple : Les populations françaises du Can:ida sont tn~s fécondes. La race normande i l:iqucllc ils appartiennent l'est bien peu chez nous. En Ij63, lorsque Louis XV céd:i cette « Nouvelle France» aux Anglais, clic comptait soixante mille Français. Aujourd'hui, le nombre des Franco-Can:idicns est d'un million et demi et de deux millions .1uminimum si l'on tient compte des cinq ou six cent mille C:in:idiens franç:iis établis :iux Ét:its-Unis. Les départements de la Manche, de l'Orne, de l'Eure et du Cah·:idos, habités cependant par des hommes de même race, ont YU leur population diminuer de 330, r+ 5 h:ibit:ints depuis r846. • Cc n'est donc pas à la race que l'on doit les différences et les varia.tions observees dans la fcrtilite des peuples. L'é\-olution du milieu cosmique est trop lente pour pouvoir exercer une influence perceptible sur l'organisme humain, - pour pouYoir diminuer sensiblement ses facultés de reproduction. C'est ailleurs, c'est dans les institutions sociales qu'il faut chercher la cause de la maladie que nous signalons.
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