280 LA REYUE SOCIALISTE par une surmortalité dans certains pays, par une décroissance de la natalité d.111stous les autres, et cela, malgré les réformes fiscales les plus r.1dic.1ks. La réforme proposée par le chef des trarnux statistigues dé l.1 \ ilk de Paris n'atteindrait guère guc les familks fortu1H'.!cs. Les classés ounicres ne paient guc fort peu d'impôts directs. Le lise ne ks attci?1drait pas. Sans doute, leur fécondité est supérieure ,1 cdk de la classe possédante, mais clic est appelée à diminuer d'année én année a\-cc une rapidité croissante, - cc qu'elle fait déjà depuis un sil'.:clc. L.1propriété indiYiduclle restreint la natalitè. La misère intense, le manqué presgue absolu de moyens d'existence exerce le mèmc cfkt. Toutes les :rnnées de famine sont remarguablcs par leur infl'.:condité. Depuis le commencement du siècle, onze crises industrielles ont frappé nos populations urbaines. La natalité en a-t-elle souffert? Les chiffres - oJlicicls - suiYants répondront : ;so~lllRE DL ;sAI\S.\XCLS Diffërcnce Crise de Ann0c précéd,111t Anné.: de Cll b crise l.t crise moins 1810 933-39 1 931.ï99 I. 592 1818 9-l-1· 1 ï 5 91 t-5ï7 lï.898 1825-26. 981. 158 982.88-1- 1. 2, 1 1836-3/ . 993. 833 961. 713 32. 090 1839-10. 963 .000 9 55. 288 7-ï12 1816--J.ï. 982. 527 933. 863 .18.661 185ï 952. l 16 9f0.ï09 11. 107 1860-63 . 1.01 ï .896 992 -1ï8 25. -J.18 1868 1.00 1 . 75 5 981. 110 2 3. 61 5 1873 966.000 916.361 19.636 1885 93ï-ï58 921.558 13.200 Totaux 10.682.909 l O .• 168.1.J03 2J.+. 506 En onze années la seule absence de quelques lllichcs de p:un a donc rendu impossible la naissance de plus de deux cent mille énfants. Le retour à b collectiYité d'une partie de l'héritage laissé par les familles ayant moins de trois enfants - la moitié où il y a un enfant et le tiers oü il y en a deux -- exercerait une influence heureuse sur la nat.ilitl'.:si faible de la llloycnne et de la haute bourgeoisie terrienne, industrielle, commerciale et financière. Gardons-nous cependant d'exagérér sa puissance. La masse du peuple -- priYéc de toute richesse - n'a rien ù pcrdré, n'ayant rien à 11'.:gueàr ses descendants, él tout ù g;1gncr ù en éleYer fort peu. Quant aux familles riches, elles
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