LA RE\.UE SOCIALISTE d'une :1Lw111cnt,1tiod1'a1isance. Quant à la mort:dité des classes riches, 0 clic ne dépasse pas 11. 3 en ,\nglcterrc, 12 ù Yie1111e,12.6 :\ Berne, etc. Si ncni!l011 Ycut :1pprécicr l'influence de l'aisance sur la durée de la ,·i~, qu'il recherche pour chacun des \'ingt arrondissements de Paris le decrrè de richesse et de mortalité. Il ,·erra de combien de décés la ::, p:1u,-reté est Li cause initiale. Plaçons les arrondissements par ordre de richesse, sans· rien changer à la classification faite par le chef des tra,·:rnx statistiques de, la Yille de Paris . ..Jrro11disse111eu/r/èss pn11urcs: Gobelins, 301 décés p:ir dix mille h,1bita11ts(moy. des années 1891-92-93); t--lènilmontant, 2n; ButtcsChau mont, 2ï r; \ 'augir:ird, 26ï; Butte-i'v!ontmartrc, 23 ï. ,\foye1111e: 2ï I. Ârro11dissm1c11p/sauvres: Obsen·atoire, 335; Reuilly, 2H; Popincourt, 230. J!oyen11e: 266. _.J,-r(IJl(/issu111·11/s aise : Panthéon, 2r 2; Batignolles, I 9ï; Hè>tel-dc- \ ïlle, 2 iï; E11clos-Saint-Laurc11t, 191; Temple, 199. Jloyw11c: 203 . ..Jrro11t!issc111e1l1rè/s aisés : Luxembourg, 1 ï6; Bourse, 166. .\fo_\'C/11:11' I Î 1. Ârr,111clissc111mlsric1Jcs: Palais-Bourbon, 18-1-;Passy, Iï8; LouHc, 159; Opéra, l..J-9· Moye1111e: I6ï . .rlrm11dissen1rnclxaplio11uelle111e1ri1c/he: Élysée, 116. D.: tds chiffres ne sont-ils pas concluants? ... Et, au lieu de prcndrc P,nis pour objet de notre étude, nous aurions tout aussi bien pu pr.:ndre une autre Yille soit en Fr:incc, soit ù l'étranger. Le fait est général. La misére et l:i mortalité sont sœurs si:imoiscs. Puissance du bicn-ètre génér.ilisé ! L'exemple de l'Élysée nous prou,·e qu'il peut réduire de moitié le chiffre des décés. S.111dsoute, tant que durera l'ordre capitaliste, rien de semblable ne ~e produira, mais il est possible - ,i l'aide de réformes sociales - d'abaisser la mort:1litl' d'un quart, d'un tiers mème, tout en continuant ù scr,·ir la rente à la classe para~ite. « La démographie nous enseigne, dit l'auteur de Li Dépop117;,lio11 de la Frn11ce, que cet abaissement de mortalité serait suiYi, toutes choses égales d'ailleurs, d'un abaissement de la n.1talité. On aura donc une population plus ùgée, plus chétiYc, mais non p.1s plus nombreuse. « En effet, une loi générale, et qui ne souffre que de rares exceptions, YCUtque les pays où les naissances sont nombreuses aient aussi beaucoup de déds, et réciproquement, ceux qui ont peu de naissances ont généralement peu de décés. Les deux mouYements de population sont paralléles. « Autrement dit, lorsque l'on meurt beaucoup, cela L1it de la place, et il y ;l aussitôt beaucoup de naissances pour combler les ,·idl:s.
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