La Revue socialiste - 1896 - Tome XXIV- vol 02

LA REYL'E SOCIALISTE « Chaque enfant reçoit par rcp:is (aux écoles maternelles) cnYiron : 25 CL'ntilitrcsde bouillon, 30 gr:irnrncs de viande, 100 grammes tk pommes de terre, de 55 :'t 60 grammes de petits pois ou de haricots, .10grnrnmes de pain et un décilitre de biére. « Le menu des écoles primaires est le rnèrne que celui des <'.:coles maternelles, mais les quantités d':1lime11ts en·is à chaque enfant sont les suirnntes: -~5à 50 grammes de viande, 35 centilitres de bouillon, 1 50 grammes de pommes de terre, 70 :'175 grammes de petits pois ou d.::haricots, 70 grammes de pain et un décilitre et demi de bière ... « La distribution gratuite di..:Yèt.::rnentset de chaossures devait être un corollaire int'.:Yitablcde l'institution des cantines scolaires. Ainsi l'a compris le Conseil ouYricr qui, dans cc but, a Yott'.:,chaque annt'.:e,depuis le commencement de sa gestion, des sommes importantes ... « La pr.::rnicre de ces distributions eut lieu le 29 dt'.:cernbre 1892. -- Elle coùta I..J.,-18-f1ra- ncs. « La deuxi1:111ceut lieu le 7 dt'.:cembre 1893. - Elle coùta 18,906 francs. « Lt troisième fut faite du 30 octobre au 7 novembre 189-i..- Elle coùta 20,.157 francs. « Enfin, pendant l'hiYer de 1895, il a été :listribué 700 capuchons, 800 pantalons, 2,-100 camisoles de laine, --1,600 paires de bas, 5,200 paires de galoches, 2,860 chemises et 2,000 ubliers, soit 17,970 objets représentant une somme de Yingt-dcux mille sept cent quatre-Yingts francs, cn,·iron. « .·.. Jusqu':\ ces derniers temps, les petits Roubaisiens malades et pauYrcs étaient c,woyt'.:sau s,111atoriurnde Saint-Pol, prt:s Dunkerque. i\lais une occasion inespt'.:rt'.:cs't'.:t:int offerte, les élus ouniers se sont empresses de la saisir et de décider la cn'.:ation, i Saint-Pol, d'un pavillon spécial où iront respirer l'air salin le plus grand nombre possible de petits Roubaisiens choisis parmi les plus faibles, parmi ceux qui ont )c plus besoin de demander à la mer les forces ou les moyens de dt'.:veloppement qui leur manquent. cc Le pavillon de l.t Yille de Roubaix au sanatorium de S,1int-Pol ne sera pas, à proprement parler, un hopital; il sera comme une annexe des cantines scolaires. Il contiendra cent lits et receYra chaque mois cent enfants qui coùteront i la Yille 1 fr. 25 d'entretien par jour pour chacun. » De telles reformes montrent bien toute la sollicitude des socialistes pour les enfants. Il serait puérile d'insister da\"antage. cc La restauration des idées religieuses, si clic était possible », serait impuissante à rele\'er la natalit<'.:,quoi qu'en pense Bertillon.

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==