LE PROBLÈ~IE DE LA POPULATIO:s/ 2ï5 di.::la journée maximum à six heures, - la suppression du travail de nuit pour les jeunes gens au-dessous de dix-huit ans, etc. Tout cela ne prouve-t-il pas que le sort des enfants - <letous les enfants - préoccupe beaucoup les socialistes? Les faits eux-mèmes - des faits que tout le monde peut contrèler - demontrent que le parti socialiste veut sinccrcment realiser ces bienfaisantes reformes. Le pouvoir municipal lui échoit-il dans quelque localitc importante? vite, il s'empresse de doter l'enfant de tout cc qui peut l'arracher :\ la mort et en faire un être sain de corps et d'esprit. A Roubaix, par exemple - oü la mortalitc est tombcc de 22. 3 pour mille en 1890-91, à 20 pour mille en 1893-9-1,,- que n'a-t-on pas fait dans cc but? G. SiauYc nous rcpond dans une étude sur Roubai., socialiste (1896): « Le de,·oir social est d'intcrYenir dans l'entretien des enfants ... L'État consîdère le service de l'alimentation de l'esprit comme un service public. Pourquoi celui de l'entretien corporel ne serait-il pas mis aussi sur le même pied? li est indispensable et primordial que l'enfant reçoive une nourriture saine et fortifiante pour digérer avantageusement le pain de l'i1~tclligence. Donner à manger aux petits qui ont faim, quoi de plus nécessaire et quelle plus élcmentaire justice? « C'est dans cet ordre d'idces que Roubaix socialiste a crée les cantines scolaires, œmTe admirable qu'il a complétée bientôt par une large distribution annuelle de chaussures et de Yêtements aux enfants des écoles communales ... « Nous ayons Yisité les cantines scolaires de la Yiilc de Roubaix et nous aYons pu apprécier les scrYiccs considcrablcs que cette institution rend à la population laborieuse. On ne peut traYerscr les réfectoires, au moment des repas, sans se sentir. profondément remué par le spectacle que l'on a sous les yeux. « A l'heure actuelle (avril 1896), Yingt-trois écoles, dont douze écoles maternelles et onze écoles primaires, bcneficient des ayantages de cette institution. « Les resu!tats obtenus par les cantines scolaires municipales ont dépassé toutes les espérances. Les chiffres suiYants en tcmoignent éloquemment : « Du 23 décembre 1892 au 31 aoùt r893, il a été distribué ccn t soixante et un mille cent trente-deux repas. Du 10 octobre 1893 au 11 aoùt 189-1,,il a été distribué deux cent trente-neuf mille six cent quatre-vingt-onze repas. Du 1eroctobre 189-1a, u 29 aoùt 1895, il a été distribué deux cent quatre-vingt-trois mille quarante et un repas ...
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