La Revue socialiste - 1896 - Tome XXIV- vol 02

LA RE\"UE SOCIALISTE p;1s douter, mais elles n'exercer.tient aucune influence sensible sur la natalitt'.:. 011 peut en <lire autant Je la suppression du diYorce. Conclusion : « Attribuer la dt'.:croissanccde 1.1 nat.tlité à l'i11suffisancc <les ,lroits reconnus .'t la femme, ou l',tttribuer au contraire au mou\'cment f"t'.:ministcs,ont donc deux fantaisies qui, jusqu':'t pn'.:sent, sont égalcmclll dénuées de preun·s ». « Des reformes socialistes ayant pour efli.:tde diminuer la part <lu c.tpit.tl pour augmenter d'autant Lt p.trt du tra\'aillcur auraient-clics quelque efli.:tsur la natalité? >) se demande-t-il. Une augmentation du bien-être général ,turait pour conséquence en régime capitaliste un .1ccrnisscment passager de natalité. Bientôt, <.:1d1let, les familles se crccr.1ient un<.:propriété immobilière et, pour la transmettre indiYisc, rcstreindr.tient le plus possible le nombre de leurs enfants. Le déYcloppe1rn.:nt de l'instruction <.:tle goùt des études - fruits de b génér.1lis.1tiondt: l'ais,111c<-.: Ill.!manquer.1icnt pas dt: restreindre t:ncorc une 11.ttalitépourtant déj.'t bien faible. l..1 natalitè « augmt:nter.tit-elk si le capit.11 Ye1uit ;\ n'étrc plus rému11<:rèdu tout? » S',1bstenir de rémunt'.:rer le c.1pital est impossibk t:n règi1rn:bourgt:ois. La soci.tlisation des 111oyemde production et de tr.111s1)or(ttern.:, mines, .itelicrs, b.tnques, chcmim dt: fl·r, na,·ircs, etc.) pl.!ut scuk assurn ,'t l'om-ril.!r le fruit intégr.11 lie son labeur. Une part:illc mesure <.:ntraint:rait i11èYit.1blcmentl.1sup1H<.:ssionlk la classt: hûurgeoise. La prnprièté immobilièn.: se transmett.111t soà1lement, ll.!s familles 11'.1uront.'tléguer qu'une propriété mobiliére lk pl.!Ud'importance et pcn1,·.111êt tre diYisèc .'t l'infini sans rien perdre dt: sa Yaleur. Elks pourront s'abandonner sans regret au bonheur si naturel et si doux lk SL',·oir continuées « par u11c nombreuse postèrité ». Le problème de l.1<lt'.:populations<.:r.trésolu. I.'.1utrnr précitt'· co111uit bien peu le socialisme - dont l'a,·ènemt:nt est plus proche qu'il ne le croit. Qu'on l'11 juge par cctt<.:aflirmatio11: « Les socialistes, ju~qu'ù ce jour, s'occupent très peu du sort des c11f.111»ts. li fait erreur. Les socialistes attachent un<.:granJc import;lllC<.: 't la question de l'l.!11fo11ccIl.s rt'.:cbmt:nt a,·ec raison l'entrctit:n aux frais ~k la collcctiYitè de tous les enf.tnt<,ainsi que la g-ratuité absolue dt: l'instruction •;cientiliquc, artistiqut: et profl.!ssionnellc. Que peut-on cxigt:r <leplus? Commt: mesures transitoires, il5 préconist:nt : l'institution d'u11c in<lt:11111itdée maternité pour le<; ouniércs en couches, - la surwi!L111ceprotL'Ctrice dt: tom les enfants p.1r des commissions médic.tk<;,- L1création dt: 11ourricerics pour les e11fa11tpsaunes, -Je salles d'asik pour les t:nfants assistés,-dc s111111foric1 pour les e11fa11tsm1ladcs, - de c.1nti11csscolairt:s, etc., - l'interdiction du tr,n·ail des enfants audl'ssou~ de qu.llorzL· ans et de quatorze :i dix-huit ans la réduction

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