200 LA RE\TE SOCJALISTE av~.i1cl:,si bien què la part de la minoritc française dans cc travail s'est trouvcc forcément restreinte à fort peu de chose. Quoi qu'il en fùt, la Yolonté du Congres de couper définitivement le socialisme de l'anarchisme Yenait de s'affirmer une fois de plus. Il ne pouvait plus y avoir de doute à cc sujet. Et quantité de faits soulignaient la dcfaitc des partisans de la fusion ou plutôt de la confusion. Un Italien, porteur d'un mandat syndical, s'étant prc'.:scnte pour parler comme anarchiste, s'était ,·u refuser la parole par le prcsidcnt. Pl usicurs anarchistes allemands en aYaient sans succès appelé au Congres de la décision de leur section, qui s'etait refusée à les admettre. Le citoyen Vaillant, presidcnt de la majoritc française, tout en expliquant pourquoi ses amis et lui avaient cru deYoir demeurer pour dcfcndre leurs idées clans une section où ils subissaient la présence d'une douzaine d'anarchistes connus pour tels, protestait de toute son énergie contre les théories anarchistes, et répetait à la tribune cc qu'il a,·ait écrit clans un manifeste publié la ,,cille: Nous sommes cc convaincus que dans un Congr,ès socialiste l'anarchie ne doit pas pcnétrcr et que le Congres doit affirmer avec une force nouvelle la nécessité de l'action politique, électorale ou rérnlutionnairc, pour l'émancipation des traYaillcurs par la conquête du pouvoir politique, que nous tenons pour le moyen essentiel d'amener la victoire de la Révolution ». Le citoyen Allemane déclarait à son tour qu'il avait prétendu seulement defcndre les droits des syndicats, et non les doctrines de l'anarchie. Cela tournait à la déroute. Domcla Nicuwenhuis venait dcclarer qu'aprcs ces diverses manifestations de la volante du Congrès il croyait dc,1oir renoncer à prendre part à ses travaux, et par la dignitc de sa retraite il imposait le respect à ceux mêmes qui ne peuvent approuYer ses opinions. Mais les délégués de la democratie socialiste hollandaise déclaraient en retour qu'ils continueraient à représenter la Hollande. Puis des mesures ctaicnt votées qui accentuaient la défaite des théories et des hommes de l'anarchie. Le compagnon Tortelier, envoyé avec Vaillant par la majoritc française à la commission de l'Action politique, prêchait la grevc des loyers comme un moyen bien supérieur à tous ceux que recommandent ou emploient les politiciens ambitieux, et il prétendait s'autoriser de Vaillant pour affirmer que la plupart des travailleurs de France étaient avec lui. Mais Vaillant s'inscrivait immédiatement en faux contre cette allégation hardie. Le citoyen Guerard, au nom de la minorité de la Commission de l'action économique et industrielle, proposait une résolution assez anodine : cc Le Congres invite les travailleurs de toutes les nations, et en particulier les syndicats, à étudier l'importante question de la grcve gcnérale, qui pourra être rcsolue dans un prochain Congrès international. )) Il n'y avait
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