LA REVUE SOCIALISTE ont-ils trouvé, dans la hausse si bruyamment annoncée des prix, la compensation de la fermeture des débouchés? Il n'en est rien, et l'aYilisscmcnt des produits s'est, au contraire, précipité avec une célérité sans précédents, depuis l'application des droits nouveaux. On peut même soutenir, chiffres en mains, que la dépréciation générale dont chacun se plaint, et qui semblait arrêtée pour un temps, de 1888 à 1890, est duc en partie au régime douanier, et à l'amoncellement à l'intérieur des marchandises françaises frappées de reprcsailles. Les publications annuelles du ministère du commerce nous offrent de fort curieuses et fort intéressantes informations sur cette diminution des prix. Chaque année, en effet, à la fin de l'exercice, l'administration public un premier tableau de nos échanges fondé sur les évaluations de l'exercice précèdent et un semestre cnYiron plus tard, un second tableau ou elle tient un compte exclusif des évaluations nouvelles; l'écart des chiffres traduit soit la hausse, soit la baisse des prix. Or, si nous nous en rapportons à ces données, et si nous prenons pour date initiale l'année 1879, nous constatons les fluctuations suiyantes : TABLEAU I 5 VARIATIONS DES PRIX (En °/o) DIPORTATIOXS EXPORJ'ATIOXS 1880. + 2.6 + 2 1881. 3-ï 3-ï 1882. 3 . I o.6 1883. 3. 8 2. I 1884. 4. 3 3· 5 1885. 3 3 1886. 0.06 I . 5 188ï, 5-ï 2.2 1888. + 1. 3 + 1. I 1889. + 3 ·-+ + 2.6 1890. + o. 3 + 0.9 1891. 3. 1 1.6 1892. 5. 1 2.9 1893. 2. 1 + o.8 1894. 6. 5 - 6 Considérés dans leur ensemble, nos produits ont 'subi un avilissement qui s'est aggravé surtout à dater de la << rholution économique». Au lieu de citer des chiffres abstraits et des moyennes qui peuvent prêter à contestation, attachons-nous à quclq uc article digne d'attention du tableau commercial; les resultats sont tout aussi frappants.
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==