La Revue socialiste - 1896 - Tome XXIII- vol 01

MOUVEMENT SOCIAL Ï47 MOUVEMENT SOCIAL EN fRANCE ET A L'ÉTRANGER SoM)l.\tRE. - Frauce : Le Discours de Millerand et l1Union soci:i.1iste; les Êlections municipales. - S11iss1: Le Bureau intcnutional <l'informationdes métallurgistl!S. Le ba11q11eLliebk11ecbl. - Le p1111c1b.Avrojf. FRA~CE LA POUSSÉE SOCIALISTE Le discoursde Millerand. - En prenant la direction de la Revue Socialiste, après b mort de notre regretté fondateur Benoit Malon, le citoyen Georges Renard aflirmait dans « Notre Programme » que, « l'homme étant it la fois par nature 1111 individu el 1111 élre social, le socialisme poursuit it la fois le déYeloppement de l'ù,dividalité et de la solidarili ,,. cr Dice11trnlisa/eurel /ibedaire e11 politique, le socialisme est collcclil'islec11matière éco11011tiq11e. Notre socialisme est encore synthétique en cc qu'il n'oppose point comme deux ennemies, la patrie et l'humanité. Il est à la fois 11alio11al et i11/ematio11al, a111s1que l'esprit français lui-même. » Et Georges Renard ajoutait encore : « Quand nous nous proclamons rcformistes, c'est au moyen, non au but que nous songeons. » Telles sont les pensces maitresses qui ont toujours dicté la ligne de conduite suivie par la Revue Socialiste. Tels sont aussi les points de repcre de l'admirable discours prononcé par Millerand, le 30 mai, au banquet des municipalités socialistes, ou plus de cinq cents citoyens, tous militants du socialisme, ont fraternellement communié et scellé pour toujours le pacte de concorde, oü Brousse, Guesde et Vaillant acceptcrent au nom de leurs partis respectifs, au nom Jes socialistes de La premicre heure, l'union intime et nccessaire avec les nouvelles recrues républicaines amenées au socialisme par Jaurès et Millerancj, et aussi par la pléiade des socialistes indépendants, tels que Georges Renard, Rouanet, Fournière, Gérault-Richard, etc. Nous reproduisons presque intégralement les déclarations de Mille-

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