La Revue socialiste - 1896 - Tome XXIII- vol 01

l:'-: F.SSAI DE REPL'RLIQl:E ,IUT{.;ALISTF. ment, etc., néœssaires .rnx din:rscs industries qu'c.:lks cxploit1:11t. :-S:ornukment, ce c.tpital doit app.irknir :rnx mutualités ou;\ kurs adhérnits; mais il p<:ut .rnssi .tpp.trtenir .i l'État, aux dt'.p.trh:mcnts d :rnx communes ou .i dc.:sparticuliers. C'c.:st mèmc.: cc.:qui arri..-c.:r.t k plus sou,·ent au début. Quoi qu'il en soit, k capital est diYisé <:n .1ctions d, lor,quc.: dc.:s actions Yi1:1111en.ti SL YenJrc.:, Lt mut11.1lit1: .1 droit de préc.:mption u ne peut k, renn,lre qu\i ses adhér1:nts, ks,J tel, utxmèmes ne pc:uYent ks cé,kr qu';'i kurs collO:·gucsou .i la muw.ilité. l.c.:sbént'.fi.:1:s, lorsqu'il y en a, sont p.utag-és 1:ntre le ,-.tpital et le tr.n :11. La p,trt rc.:Y<:11.ta1u1t c:tpiral .:st diYiséc .'.gaiement ,·11:re le, actionn.tircs. l..t p.trt re,·enant ,iu tra,·.til c.:st n'.partic.: ,·ntrc.: ks mutu.tlistcs en raison ,lu nombrc.: d'hc.:ures dc.:tr,l\·.1il oblig.1llHrc faiks p.lr t:UX. !.'idée prc.:miérc.: ,ks lllltllt.1litcs 11\:,t JUS nouYclk; .:'1:,t le systè·me qui m'.t p.iru préférable. Il est applic,tble ;\ l'industri, c:ommc :'t l'.tgrkulturc.:, comm,· au militarisme, Cl\1111111.! au f.lnctionnari,me, :i tout 1:11un mot. Il c.:xigc•,en p.trticulier, que les membres dc.:.:h,tquc mutu,tlitc rccoltcnt ou fabriquent l'UX·l1lt'.ll1CS tnut Cl' qui kur l'St possihk ,·t né..:1:ss.tire; il con,·ic-nt don.: que, s.tuf de r.u,·s ,·x.:1:ption,, dans k, grandes ,·ilks p.tr 1:,emplc, ks mutu.tlités po,séd,·nt ou .llkrmc:nt UllL'étendue de tcrrc:s sutli,,1nt,:; il COn\'ient ,k mèm,· que .:nt.tins de lc:urs .tJhé·rulls ..:onnaissc·nt ks prof, ,sions l'i ks méticrs ks plus usuels, sans cx.:cptcr le, profc·ssion, ditc:s lib.:raks. Il doit don.: ~ ,tYoir, parmi eux, <les houlangc:rs, dc:s mé,kdm, ,ks couturi~r1:,. Jc·s musicic:11,, d1:s clurpc:nticrs, dc:s mo,listcs, etc ... l.1:s mutualités sont associé1:s entre dies pour le pLt.:emL·nt de cem. de leurs pmduits qu'elles no: pcuYc:nt consommer cllc:s-11101111:s, en sorte qu'elles ne sont obligées ,l',:n n:ndre qu'unc faible p,trti,\ œ qui diminue le nomhrc dc, intc:rm.'.Jiair1:s. 1:lks se prètcnt un mutuel sc..:ours en cas Jc crises ..:ommcrci,tlc:s, qui gém:ralemrnt ne frappent pas toutes les industries :1 l.t fois. Comme, d'.tilleurs, c:lks n:coltent dl! quoi se nourrir et que leurs adhé·r,'nts exercent les principaux métiers néccssain:s .i l\xistu1ce, elles souffrent b1:,tttcoup moins des chôm,1ges que d.rns l'ct,11 .tctuel. Rien Je micu, donc, pour les nais d.:mocrates Ju moins, que le mutualisme; reste :\ sa,·oir s'il pourra ètre COll\'Cnablunent appliqué. En ce moment, c'est le hasard en quc:lqm: sorte qui présidc .i la production et à la ri:partition Jcs choscs nécessaires, utiles ou agréables; 011est en droit d'espérer qu'une direction intelligent,: saura faire mieux ou au moins aussi bien, mais on ne doit p:ts se dissimuler qu'on aura :i Yaincre de nombreux obstacles, car le temps a créé une foule d'habitudes, qui sont peut-être des abus, mais qu'il sera malaisé de détruire. Cc qui rend surtout la lutte difficile, c'est que tout le

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