U:,{ ESSAI DE RÉPUlll.lQUE MCTt.:ALISTE bain..:, œ qui, <l'ailleurs, serait presque aussi <langcrrnx que le réYolutionnarismc; Faciliter ,'i tout 1..:momk, nuis surtout aux ounicrs, 1'.1cquisition et l'extension <l..:la propri<'.:tt: particuli.::rc intcgrak. li faut enfin que les modifications qu'il est n1:cessairc <l'apport<.:r à l'état soci,il actuel soient légales, progressiYcs et ,·olontaires, c'cst- :\-<lire que ch.1cu11soit libre d'eutrer ou non Jans la socict<'.:noun:lle. Ces conditions nous paraissent remplies par l'organis,Hion que nous allons exposer et que nous appellerons le 11111/ualisme, particularisant ainsi une d<'.:nomination qui a eu jusqu'ici une acception plus générale. Dans la sociétt: mutualiste, telle que nous la comprenons, tout li.: monde traYaillc manuellement. Chacun connait au moins d<.:ux111<'.:ti<.:rs, dont l'un manuel, l'autre pouYant i'.':tremanuel ou non. En outre, l'un des deux doit être agricole. Les mutualistes sont répartis en mutualit<'.:s correspondant ,\ peu prcs aux communes actuelles et comprenant chacune une population d'un millier J'.\mcs au moins. La mutualité nourrit ses adhérents, les loge, les habille, ks soigne lorsqu'ils sont nulaJes ou infirmes; clic les dote lorsqu'ils se marient ( 1); clic les instruit, les r<'.:crééc,les moralise et pourYoit en un mot à tous kurs bcsoins mat:'.:ricls et mor:rnx, sans excepter les frnis de culte, s'ils ont une n:ligion. Tout cela est fourni en argent ou en nature, en nature autant qu•2 possible. En outre, la mutualitt: donne périodiquement à chacun de ses membres, Yicux ou jeune, une Cl'rtainc somme d'arge1~t dont il a l'cnti<'.re disposition. En retour de ces a\'antages, ch.1cun et chacune est obligt'.: de traniller pour l.i mutualit<'.:, pendant _un certain temps dont le minimum est fix<'.a:nnuellement par la mutualit<'.:. Les minima, comme les allocations en argent et en nature, \'a rient en raison de 1'1ge, du sexe et de l'aptitude, mais non en raison Je la 1uturc du tra\'ail. .\insi, l'ingénieur tra\'aillc pendant le 1111:me nombre d'heures que le manœuYrc et reçoit les mèmes allocations en nature et en argent comme rému111:ration de son tr,l\'ail obligatoire. Une fois sa titchc accomplie, chacun est libre de l'emploi de son temps; il peut se reposer, s'amuser ou travailler à prix d<'.:battus, si tel est son désir, soit pour la mutualité, soit pour les autres mutualistes, ses colli:gucs, soit pour des tiers, et il a l'enticrc disposition de l'argent qu'il peut gagner ainsi, comme de celui qu'il peut se procurer (1) 11est bien entendu qu'il s'agit de dots modestes, tdks que celles que de r.ufs communes donnent a leurs rosihes et qui leur permettent d'acheter une montre en or, quelques bijoux, du linge et des \'ètements; que.:l:e mariCen apporte aut:rnt et le m«:nagc pourra se procurer un mobilier convenable.
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