1.A REVL"E SOCIALISTE et directe que subit l'in<lh·i<lu J.111sla cohabitation permanente ou fréqucntc; c'est encore l'influcnc..: indirecte <les proches. En épousant unc femme, on épouse presque toujours une famille dont on finit par part.1ger, <l.tns une certaine mesure, ks habitudes, les goûts, les opinions. Le pro,·erbc connu : « Dis-moi qui tu hantes, je te <lirai qui tu l'S » est vrai pour la plupart des individus. Aussi peut-on juger, en général, ks gens par leurs relations les plus fréqucnll'S dans lesquelles entrent leur famille pcrsonnclk et celle i laquelle ils se sont alliés. Il est bien cert.tin que quelques indi,·i<lus cchappent à ces sortes <l'influences et ont Jcs sentiments et dcs manièn:s J'ètre tout différents <le ccux dc kur entourage et de leur famille originelle ou adoptive. lilais ceux-là sont les exceptions; et, comme on ne peut juger d'après <les exceptions, on a bien quelque raison de supposer que les individus ressembknt dans une mesure plus ou moins large à ceux avec lesquels ils s'.1sscmblcnt ou s'allient, Cl' qui est une nunière Je faire partager aux premiers la respon;abilité <les seconds. Il est bon Je s',tffranchir <les pr0jugés dans cc qu'ils 0111 <l'injuste et ,k trop rigoureu, . .\fais il faut reconnaitre que le préjugé est presque toujours la généralisation <l'une obsen·ation juste et <l'une nécessité soci.tle. li peut se faire qrn.: quelques doctrinaires <lè l'individualisme poussent Li logique jusqu'à rcclamer l'abolition complète <le l'hcrcditc et <le l'h.'.:rit,1,;e, même <lu nom, et jusqu'ù l'isolemcnt absolu de l'individu, afin de le soustraire à toute influence d'.1utrui et conséquènm1ent ,i toute n:sponsabilit.'.: ètrangèrè . .\l.tis la plupart <le ceux qui viennent Je s'affirnH.:r partbans Je la responsabilit0 indh·iduellc ne \'Ont pas jusque-Ici . .\1. Félix Faure, tout le premier, applaudirait la Fille de Rola11il, qui est la n.'.:gation de la thèse soutenue par ses apologistes, car il ne saur;iit pr.'.:tendrc que le fils Je Ganelon puisse être rendu n.:sponsablc <le l.1 trahison que l,1légende prète .i son pi:rc. Il est presque certain que lo.: président d.: Li R.'.:puhlique serait assez peu fl.mt': d'avoir à ses côt0s, d.111~un b.1nquet o/fü:iel de proYince, le fils Je Dumolar<l, s'il se trou,·ait p,tr has,1rJ que ..:c dernier fût devenu un riche 0lcYeur prim.'.: d.rns les concours <l'.111imauxgras, et qu'il lui répugnerait <le remettre la dé..:oration Je la Légion d'honneur au tksccndant du guillotin0, si cc Jcrnicr a,·ait rèmport.: <les m.'.:daillcs <l'or ,i plusieurs expositions pour s.:s produits. Birn plus même : il y a tout lieu <le croire qu'il éviterait, s'il en avait l'occasion, de rencontrer un prince qui ne s'.:st fait connaitre que par ses goùts et ses recherches scientifiques, parcè que cc sa,·ant est un prince et s'appelle Bonap;irtc. La ·thèse <le la responsabilité in<livi<luclle est donc, comme la plupart <lc, thèses <le cc genre, contradictoire au moins dans l'application. C'est-à-dire qu'on l'invoque quand on a a,-.ntage ù l'in,·oqucr et qu'on l'oublie qu.tn<l on n'a pas d'intcrêt .i s'en souvenir. Si la doctrine Je la
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