La Revue socialiste - 1896 - Tome XXIII- vol 01

UN DÉPOT DE MENDICITÉ UN DÉPOT DE MENDICITÉ Il n'y a guére longtemps qu'un membre de la Chambre des Communes, dans une Yiruknte apostrophe, souhait.lit à ceux que le poignant probléme social bisse indifférents, d't'.tre repbcl'.:s pour quelques heures seulement, dans une de ces situations dont. ils niaient l.t terrible hiLleur. Plus n;cemmcnt encore, on put \'oir un journaliste parisien réalis..:r partielkment e<.: souhait. ..:nracontant :\ ses lcct<.:ursles impn:ssions d'une nuit passée dans un asile de Y,1gabonds. De ces Yagucs pn:misscs ..:st sortie une m6thodc offrant quelque ressembLmce a\'eC celle de Leplay et qui pourrait fournir ,i l'étudl.! des questions ounil'.:res des élém..:111>nouveaux et originaux. Lt.:sdcux premiéres applications qui en furent faites appelèrent l'attention générak sur leurs auteurs. Une de ces misses anglaises que l'amour du magazine qu'c:llcs fournissent de copie rend capables de déYouemcnts innaisemblablcs s'engagea parmi les ouni.:res cotonnieres de .\Lmchester pour narrer leur Yie en des pages émues et débordantes de compassion. Plus psychologue, mais moins heureux, fut le docteur allemand qui se fit mineur, aprés avoir fait part de ;es desseins au patron du charbonnage c.:t raconta ses impressions en des pages nombreuses, pleines de parti-pris et d'erreurs (r). Prcoccupé depuis longtemps des problemes de politique sociale, j'ai tenu à expl'.:rimenter cc procédé réaliste d'investigation, évidemment suggerc par la littérature naturaliste. Je line aujourd'hui :\ l'appréciation des lecteurs de cette revue le journal de mes impressions, me réservant de dire en l.1 préface de ces études, si un jour elles doivent paraitre en volume, ce que je pense de la méthode et de ses résultats. 1• 1 Décembre. Aujourd'hui donc débutera mon expérience. J'ai quittl'.: Anvers par (1) Voir aussi Henri Leyret : E,i plein faubourg, et éd. Conte : Les mal vus. (N. de la D.).

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