LES RE\T,DICATIO,S OIJ\ïl!ERES notre législation et notre jurisprudence. Sans doute, nous ne dcYons point nous illusionner sur les obstacks et lt.:s n!sistanccs à vaincre pour en arri,·er Li, mais cc n'est pas une raison, non plus, pour ne pas montrer que c'est J;i qu'est la Yéritable s,1uYegarde du prolétariat, le n,ii remède contre l'exploitation de l'homme par l'homme, le meilleur et le plus sùr stimulant i l.i n'.:alis.Hionde toutes ks .1111.'.:liorations que l:i science ne cessera de décounir pour pallier aux d.mgers d.:: toutes sortes. L'expérience ne nous démontr.::-t-cllc pas surabondamment qu'une loi, quelque bonne qu'elle soit, peut toujours être plus ou moins éludée ou rendue inefücace par la ru,e et l'habikté? D'ailleurs, dans la pratique, ne faut-il pas toujours compter a\·ec lcs nécessités et les besoins impérieux de l.1Yie? Dés lors, quand méme nous aurions une loi pour assurer aille et protection au traYailleur contn; tous les risques, ne nous troun:rions-nous pas toujours en face de la même nécessité, d'abord pour k tra\·aillcur de trouYcr du tr,wail pour Yine, et ensuite pour l.t société de faire ex.:.cuter certains tra\·aux dangereux ou nuisibles? ;1Llissi la loi, au lieu de chercher :i empêcher 1c jeu naturel des contingences de la Yie, au lieu, en un mot, d'ètre plus ou moins une entr,we, se ccmtcntait de gar,1111irà chacun so11 dr<'il dt sa11/é Yis-:1-Yisdes autn;s droits d'industrie ou th: commerce, ue Yoyonsnous p.1s de suite que Cl: serait leur propre intén:t qui obligcr,1it ks employeurs et .1utrcs possesseurs de droits ,i rechercher et ,1 réaliser tolltcs les mesures susceptibles de pr(sern:r la santé de leurs employés, puisque cc scr,1it pour eux l'unique moyen de couvrir leur responsabilité légale Ll lk diminuer leurs propre, charges pécuniaires? Cc qu'on ne ,·oit pas, cc qu'on ne \"CUI p,1' Yoir, c'est l'erreur, c'est l'illusion de toujours Youloir demander à la loi ou à l'i°itat cc qu'ils ne peuYcnt donner, ou du moins, cc qu'ils ne peuYent donner directement. C..:qu'il faut YOir, c'est que la loi, c'est que l'État ne doiYcnt ayoir pour rôle que d'assurer la meilleure concordance possible des besoins et des ressources, des droits et des intérêts. Cc qu'il f.1ut comprendre, c'est que k progn:s ne peut ètrc décrété d'aYancc, ne pouYant résulter que des adaptations et rè.td.1ptations incessantes des besoins aux ressources, des Jroits aux intér0ts. Cc qui veut dire que la loi doit être conçue de façon ;i faciliter le plus possible ces adaptations incessantes des besoins aux ressources, des droits aux intérêts. \·oilà pourquoi, en fait dc législation sanitaire, nous demandons uniquement à la loi de proclamer le principe du droit sanitaire : « ,\RTICLE PRE~HER. - ~ul n'a le droit de porter atteinte à la sant.: de son semblable. " .\RT. 11. - Toute atteinte à la sant.: entraine une respons.1bilité
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