La Revue socialiste - 1896 - Tome XXIII- vol 01

LES PROPAGATEURS DE L'I~'TER~ATIO'-:ALE E~ rRA'-:CE 659 d'eux, sans aucun profit pour la cause Ju peuple. \'arlin écri,·ait à Lyon, h: 29 Jéccmbrc 1869 : Les dernières élections, en group:mt k parti socialiste r.1dicalautour de Rochefort, qui avait accepté franchement le mandat in1pér.ttif, ont r.1vi,·é encore k désir d'avoir un journal. D'.1utant plus que notre candid.tt, ,1près avoir été vilir<=ndépar tous les jounuux pcnd.1nt b c.11110pn.1c élccwralc, allait se trou,·er .:omme député en hutt<.!:1 toutes leur, att.1ques. A t0ut prix, il nous f.1ll.1itun organe. AYec Rod1dort, la difficultc fin.rn.:icn.: était résolue: c,1rRo.:hefort ét.1it le succes .issuré, .:e qui pcrmett.iit de trou,·er des capit.1ux. Plusieurs réunions des socialistes les plus éprom·és, surtout parmi les tr.1\·ailleurs, ont eu lieu pour fixer l.t ligne politique· et soci.1ledu jounul. JI a été .:om·cnu que b p.mic politique, qui 11edn.ail //ri qut faras<,,ire, serai: r.1dicakn1l:nt n:,·olutionn.1in.\. 111..)n scukn11..:nctontre l'En1pirc, nub ,ontrè tûutcs les institutions gou,·crncmu1t.1ks actuelles. Quant :1 la p.mie sociale, die doit êtn.: ..:on1n1uni~tcnon ~1utorit~1ircc,\:st<1-Jin; ..:olkcti\·iqc, enfin, confonnc ;i l'opinion ,k la gr.mJc majorité des Jélégu.:s de l'lmernation.1le au congrès Je Rik. I.e, iouJ.tteurs de la .\fors,ill.zi,.· se proposent, en outre, d'ét.tblir des rcLttions pcnn~1th.:11tc:-, ~t,·c~ tous ks groupl:S sod.tlistc-, r~,·olutionn~tir~s Ji.: l'Euro1•c, .1tin ,!'organiser le r:irti et de rrcpar,r 1.t ré,·ul,.1tionsociale uni,·ersclle. Je .:rois qu'.1pr.:s.:es explication, nms uc refuserez p.1s le ,uncours qui vou, ,:st dem.tnJé. Les scctions lyo111uiscs n:pugnai<:nt :i s\:ngage•r Jans cdtc YOie, où ~blon d ,·.ulin se croyai..:nt obligés Je• marchcr au-dcY,llll des é,,'.:m:mcnts. On leur oppos,tit l.i crainte, d',1illcurs hicntôt \ï:rifiée, que l'Intcrn:1tionak, au licu d'être la grandc associ.ttion ouni.:re et humaine, port,1nt l.t Yo:ritahle prnséc d11 pl'llple, ccntrc supérieur d'attr.tction, mobile formidable Je toute agit,llion ay,1nt pour hut l.1 justice, ne JcYÎnt simpkment un o:lémcnt d'action ,i côt<: Je t,tnt J'autrc,, un simple rou.1gc Je la ,·idllc politique Jes partis, toujours inspirée par l.t , ision horn.'.:e et superficielle ,ks amateurs de lois ct de constitutions. On redoutait commc Li peste cette contcmpl.ttion acharnéL des n.:Y.ètetm:nts et des extériorités Je l\'.:Jifiœ sodal, qui emp~che toujours la n'.Yolution Je descendre dans ks fondements et d'y po1ter ks coups Je s.1pe qu'on n'ordonnera jamais d'en h.1ut. ~!ais ~falon n'en d.'.:mordait p,ts. li nous écri,·,tit, le 26 ja11Yier tSïo : T.1 lettre est au fond un<.!mise en dcm,urc de me prononcer sur l'idée ré\"ulutionnaire. Je ne suis p.1sdu tout p.1rti~tn de !'.1bstcmiondes so.:i.ifütes en pn'.:!,,t.:ll~C du mouvcn1cnt qui :,.gitè P.iriz;.Ll n'.:,·olution::.'.ivanccirn.:,·it.1bl~, ac.:cssiblecn,orc ;i bien des influcn.:c;,. S'abstenir d.111>ces conditions serait pour nous une ligne de conduite on ne peut plus désastreuse, puisque cc serait ab.m,lonn.r le 111ou,·emcnt:1la dire.:tion des politiques purs. Telles sont les raisons qui font que je me suis jeté sans réserves dans l'agit.1tion républicaine,

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