LA REVUE SOCIALISTE tismcs. Cette 1.1etique,cette logique, dirai-je, réussit et convainc. Je ne dis pa,: c'c,1 !"Empire qui a fait la misère, je dis: c'est la misère qui a produit l'Empin:. Je prends alors l'effet et la cause à bras-le-corps et les terrasse du 1nên1t: (Olip. Sur ces mêmes difficultés dont la politique embarrassait le chemin du soci,1li,me, Varlin écriYait à Lyon, le 20 noYembre 1869, à propos de 11ou1-clles élections : Pour moi, je suis très satisfait de tout cc qui sc passe. L~ campagne élcctorak nous a montré le plus beau gâchis qui se puisse Yoir. Presque toutes nos personnalités républicaines sont Yenues montrer leur impuissance ou leur i1Kap,1ci1(a•u grand jour. Je comidère que le résultat des élections sera insignifiant. Quatre républic,tins bourgeois de plus entreront au Corps législatif et Yoil:\tout. 'Lint mieux si le peuple pouvait se désabuser sur le système représentatif. En rc,·,rnche, le mouvement social marche bien. La multiplicité des grèves nous .:rée des embarras terribles, mais cela nous force ,\ nous organiser. li est ccrt.tin que la fédération parisienne ne serait pas encore constirnée sam ics ditlicultés en présence desquelles nous nous sommes trouvés dans ces derniers temps. Que faites-Yous à Lyon> Songez-,·ous it Yous constituer en fédércnion > Cc serctit très nécessaire. ~ous pourrions aussitôt ét~blir la fédér,nion n.ttion,ilc en unissant ks f<'.:dcrationsparisienne, rouennaise, lyonnaise ct marscil!,tise. Je pense que Marseille est aussi en état de former une fédération loc:tle. :Nous obtiendrions ainsi une puissance consiMrablc et qui nous assur1:r,1itune grande importance dans les éYéncments qui se préparent. Xous pourrions surtout commencer l'étude des moyens d'organiser le tral'ail, aussitôt Li ré\'Olution faite ; car il faut que nous soyons prêts ce jour-là, si nous ne nmlons pas nous laisser frustrer encore une fois. La supprc»ion de toutes les institutions qui nous gênent sera facile, nous sommes :\ peu près tous ,l'.i.. .:ord J.1-dessus ;\lais la rc.:onstruction sera plus difficik ; car les tr,11',tillcursn'ont pas encore d'idée commune sur cc point. Très peu mème ont qL:dqe1echose d'arrêté d,ms leur i111,1ginationl.i est cependant essentiel que nous soyons prèts, de telle sorte qu'en substituant tout d\111coup une meilleure organisation it cdlc que nous ferons disparaitre, les plus incrédules et les plus rétifs soient immi:di:ncment a\'ec nous. JI faut nous hâter, les temps sont proches. C1:ttc lüte, dont les cYéncmcnts s1:mblai<:11t fairc une nccessité absoluL, poussait Varlin, t.!alon et les socialistes parisiens :t s'allier aYcc tous ks .'.:lcments réYolutionnaires. li fallait un journal. Le Trm•ail, dirigé par ,-erdurc, ne réussissait guère. \".1rli11 croyait utile de s'entendre a\"cc Rochefort et se risquait dans L1rène politique, au lieu de b parquer pour ne pas s'y enliser, pour rcstcr libre et pouYoir dominer ensuite cc terrain suspect où se formi:nt tant de boucs méphitiques. Par suite, les socialistes se laissaient cnYdopper par des l'.:lcments extérieurs, qui allaient se servir
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