LA REVUE SOCIALISTE lcgi:rcment Jissonantes et de réaliser entre clics un accord nécessaire, prélude lointain de l'unisson que peut seul produire le progrès de notn: science imp:irfaitc. C'en est assez, je pense, pour n'.:pondre aux deux reproches :idrcsses par i\l. Deville à i\!alon et à ses amis. l\!ais trêve à ces discussions Je personnes! li y a au fond de cc dt'.:bat une question de principes cngagee. Pourquoi ne voulons-nous pas, ne pouvons-nous pas accepter purement et simplement les théories qui suffisent aux marxistes et leur paraissent la quintessence de la vérite? C'est cc que nous allons dire ou redire, sans colcre et sans fiel, mais avec toute la fr,rnchisc, toute la netteté que réclame une discussion tic cc genre. V C'est Yers 1885 que :\!alon, Rou:inct, Fournière,\' cher, etc. indiqucrcnt a,·cc éclat leurs raisons de se separert!es marxistes. La Re,•ueSocialiste, fondcc alors, admit, il est vrai, les articles de leurs écri,·ains, comme elle admet ceux de toute autre école socialiste, mais en refusant de s'inféoder à leur doctrine. On peut lire dans le numéro de juillet 1886, sous la signature de Chirac, le compte rendu très précis d'une conférence que Rouanet vcnait de faire à la s:illc des Capucines et l'on y trouvera les conceptions de i\!arx complctécs et rectificcs sur plusieurs points d'importance. J'ai moi aussi, tians mes /;Judessur la Fra11creo11te111porai11e, n'.:sume longucmrnt ( 1) les corrections quc les l11dépe11da11/s, comme ils s'appt:lércnt, apportaient, sinon ;\ la doctrine d!l i\larx, du moins ù l'intcrpretation qu'en donnaient alors ses disciples. La diatribe de i\l. Deville contre :\!alon et ses amis n'est peut-ètre, en réalite, qu'une n'.:pliquc attardée à ces critiques d'antan. Depuis lors la di,·crgence a persiste, masquee souYent par les nécessités d'une propagande et d'une action communes. La Revue socialiste a eu toujours des marxistes, voir<.:à l'occasion i\!i\!. Lafargue et Deville, pour collaborateurs. Il m'est même arrivé ;\ plusieurs reprises (2) de défendre leurs théories, quanti je les ai rnes calomniées par des adversain:s mal informés. Mais nous a\·ons toujours maintenu nos objections (3), sans faiblesse comme sans raideur blessante; c'est sans doute cette fermeté calme que l'on ne nous pardonne pas et qui nous vaut l'attaque impré\"Ue de M. Deville. Expliquons-nous donc une fois tic plus sur cc sujet délicat. (1) P:iges 216-226. (Librairie de la Rtvue socialiste). (2) Critique d, co111bat. 1, i9· -11, 91. (3) \'oir I, 5ocialismeen Sorbo1111Re.evue Socialiste de juillet 1894.
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