LA PROPRIETE FO!s'CIÈRE A JA\'A 553 de corruption ont été abolis, nuis les chds de \·ill.1g1.o: nt toujours un grand a\·anLlgt.: à cc que les terres du Yillage soient possédét.:s t.:11 commun, et à cc que les impôts soit.:nt imposés collcctiYement .i toute b dessn prise comme unité. C'est par les cultures forcét.:s, par les con,:cs et ks impôts en argent, que la Hollande sut faire subir aux JaYanais k drc1i1uge d'or le plus gig.rntesquc dont parle l'histoire. Dt.: 18; 1 à rSïï, elle soutira I,ï>o,000,000 de francs de Li seule île de Jaya (1). C'est avec cet argent qu'on construisit les chemins de fer de la llollamlc et qu'on remit son trésor :i flot. Les JaYanais se !.tissaient piller et ruiner sans n:\·oltt.:. Tyr.rnnisés durant toute notr.: crc, ils a\·aicnt perdu jusqu'ci la notion de la lib.:rté. Que leurs maîtres fussent les lli11do11s ,i Lt face jaune clair, les Arab,·s à Li teinte fonet'.:e, les pirates bolla11dnis, les blonds A11glnis, ou les Fn111çnis :rn cœur léger, les jaY,111aisobéissaient et pli,1icnt égakment les genoux. lis n'ayaicnt plus souYcn:incc de leurs anciens droits sur le sol qu'ils waient défriché et fait fructifier par leur tr,l\ail. Quand, par « ordre supn;mc », l'on eut introduit la propriété cornmun.1!c, ils se soumirent ci l'inéYitablc, et qu,rnd, durant l\:nquê:tc, les fonctionn,tir.:s du goun:rncmci,t t:tcluient dt.: saYoir quelle forme de propriété plairait le mit.:ux aux h.1bita11ts du pays, un Sl'cl/lmggo kasa11i11g11egoro (que la volonté ,lu gou\·t.:rnemcnt soit faite) sortait timidenu:nt de leur bouchi;. lis trouYaient étrange qu'on parl.ît dl! leurs droit,! l\' DISPARITIOX DE I.A PROPRIETE cmnlU!s'ALE La propriété communale Ya dispar.1ître aYcc les causes qui la créércnt. Apn:s aYoir poussé les cultures forcées jusqu'aux dernières limites en r8 50, on les abolit peu .i peu, et maintenant il ne reste plus que Li culture officielle du caf.:, qui ne tardera pas a ètrc rémunérée plus honnêtement en attendant sa disparition. Les corvées dans Li dessn ont diminué l!ll de fortes proportions, les sen·iccs personnels chez les chefs indigi:ncs ont été abolis, et les corYées, di'.:j.i réduites au maximum de quarante-deux jours par an, \'Ont bientôt être remplacées par une capitation en argent et par le traYail libre et salarié. (1) En comptant les dépl!nscs faites en Holl:rndc, et remboursées p.tr la colonie, M. P. Brooshooft c.1kule un drainage tk 2,.100 millions dt! francs de 18;c :i 1877.
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