55-1- LA RE\"UE SOCIALISTE La lt111drr11/1• qui pC::sesi inegalernent, qui est cause de tant d'iniquites, sera un jour rempLicec par un impôt foncier fixe et indiYiducl, qu,rnd le c.iJastre aura mesure les champs de culture. Les traYaux d'irrigation, autrefois laisses :i l'initiati\·e des villageois, sont dcsormais régis et administres p,1r le gou\·ernerncnt, qui pourra recounl.!r ,unpkment ses frais par un meilleur produit de l'impôt ou par Li n~nte des eaux. Tout cel.i fait diminuer la propriété communale, surtout depuis 1865, et augmenter Li propriétc indi,·iduclle, qui est neœssairc au dcn,loppemcnt cconomiquc tic: l'ile (1). L'augmentation rapide de la popuLnion, qui <loubk reguliC::remcnt tous les cinquante ans (2), rend ks par.:cllcs pnsonnclks beaucoup trop petites pour subYenir :i la subsistance du cultiY,lleur. Les enfants ne poss.::dcnt plus que la moitie ou k qturt tk la superficie qui reYcnait autrefois au perc. D.111sbeaucoup de tkssa's, l'agriculture ne reçoit que la moitie ou le tiers de bahoe, quelquefois un trentc-deuxii:me de bahoc seulement ou un quar.rnte-sixiemc d'h-:ctarc, tandis qu'il peut facilement culti,·er jusqu'à un bahoe un sixiC::mc : cinq sixiemes <l'hectare. En abandonnant en partie l.t culture du riz pour une culture plus fccondc, cet!<: culture ellc-mèmc dc\Ta dcn:nir beaucoup plus intensiYc et doubler sa n'.:colte.. \ussi longtemps que l'on cliangcra annuellement les champs, que l'agriculteur ne profitera pas des a1rn'.:liorations qu'il y apportc, qu'il ne scr.1 pas porte rcmi:de :i !'<'.:puisement du sol, on ne peut cspérc,r dc mcilleurcs récoltes. La rcpartition annuelle, que le gouYern.:ment ordonnait jusqu'cn 18ï2, fait place :\ des repartirions périodiques awc de plus longs intervalles. Cette di\'ision étant une source r<'.:gulièred'intrigues, de querelks, et de luttes même, se fait de plus en plus rarc·ment, et tend à deYenir une distribution de parts fixes. En 1882, des 1,832,000 bahoe's de champs communaux, il y aYait 885,000 bahoc's :i paris jires et 916,000 bahoe's à distributions périodiques, tandis que 31,000 bahoe's ctairnt possed.'.:s, en panic d'une manière périodique, en partie d'une manière fixe. En 188ï, il y a,·ait d.'.:jl 1,0.15 ,ooo bahoe's en partie fixe. De là au droit de legs et d'héreditc, il n'y a t]U'un pas. Et ccttc forme de propri.'.:té suffit pour le dcYcloppcmcnt de l'agriculture de JaYa. Le droit d'usage hércditair<', c'est tout cc que l'indigène desire. Le Jo11rnnlofficiel de 18ï2 (n° r 16) donna aux JaYanais l'occasion de changer leur possession indi\·iducllc (r) Le gouYerncrnent bisse pleine et entière liberté aux indigènes de « convertir » la propriété communJlc en propriété i,ndivi<luelle. Cc n'est qu'en c874 qu'il y eut un essai Je« conversion" de la p.ut du ministère libéral, mais il fut empêché par l'influence du p:trticonservateur. (2) De r8So ;\ c8901 la popul.1tion indigëne :mgmenta de 19,540.313 à 23.6o9,p2 d'habitants ou de 20 °/.,.
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==