LA PROPRIÉTÉ FOXCIERE A JAVA 5-19 à des particuliers, auxquels ils faisaient passer leurs droits de sou\·eraincté sur les terres et les habitants. Et le rérnlté Diepo \:egoro, suiv,rnt en cela les autocrates moscoYites et Guillaume le Co11quér.111t,p,1rtagea de grandes parties de Sourakarta et de Djokdjo entre ses chefs d'armée . •\pn'.:s la restauration du gou,·ernement hol/1111dnis, on adopta ,1vec empressement le syst<:me de RafHes : tolltes les terres ét.iient la propriété absolue du souverain, qui en pcrmett.1it l'exploitation scion son bon pbisir. Les « commissaires du gou,·crnement » maintinrent le droit du roi, de Ycndn.: les terres, et l'on abolit en fait le droit des indigénes sur les tcrr.iins vagues, les forêts et les pr.1irics, quand le gou,·emcment ,·oulait s'en emparer pour« cause d'utilité publique ou pour ses propres cultures » . .\lais l.t propriété collective a,·ait disparu de presque partout, d.ms le centre de Java (ou clic est maintenant dominante); d.111sle Bn11/a111, Soe111cdr111g et P,1111e/.nssn11, on ne trou,·e plus trace du communisme d'autrefois, du temps des rois indigcnes. Dans les n;gions des T'orste11- /1111tle11, où les princes ja,·a,uis ont su garder un scmbLtnt d'indépendance, la possession est i11divicl11ellc, bien que la propriété 1:minente appartienne au sultan. Malgré le sentiment de solidarité qui a toujours uni les habitants d'un même Yilbge, on peut din; que, pendant le premier quart de cc sicclc, la propriété collecti,·e ne fut plus qu'une r.ire exception .i Java, comme on n'en trou,·e plus guère que quelques traces maintenant en Hollande et dans les autres pays d'Europe. Le go111•erneme11t hollandais a rétabli, pour des motifs politiques, la possessio1c1omm111111/c, qui régit maintenant la moitié des terres culti\'écs de Java. III RETABLISSDIE:ST DE LA PROPRIETÉ CO~l\lt;:SALE Le gouYcrncur général anglais, Sir Thomas Stamfonl Rafllcs, Youlant en finir avec le détestable systcme d'exploitation des Hollandais, abolit les con·écs et les redevances en nature, pour les remplacer par un impôt foncier consistant dans une partie de la n.:coltc ( 1813). D~s que le gouvernement hollandais fut rentré en possession de ces colonies, il maintint la « landrcnt » angbis (impôt foncier), mais rétablit les corYécs seigneuriales et sut faire revivre plus tard les redc\'anccs, sous le nom de « cultuur-stclscl ». C'est par œs lourdes charges que l'État hollandais réYolutionna
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