LA RE\'t:E SOCIAi !STE le sou,-crain comn11: .'.tant le seul propri.'.:tairc, mais qui !.tissait aux cultiYateurs Li possession indh·iducllc de ses champs. * • * Quand les missionnaires de l'is/11111 subjugucrcnt, de gré ou de force, Lt popul.nion ja,·anaise et détruisirrnt le despotisme hindou, ils adoptcn:lll une gramlc partie des codes origim:ls, mèmc quand ceu~-ci ctaient en conflit ::i,·eck Kor,111L. e« Socrjà :--;-gal.1111 » (é:crit ::tucommencement de l.1 domination maho,m:tanc) rappelle que « le roi seul possède toutes les terres, car on ne peut Ycmlrc que leurs produits». L'influence économiquc de l'isl.1111q,ui b.1lap la brillante ciYilis,nion hindoue du quinzicmc siècle, .'.tait peu considérable. On confondit l::t doctrine dc l'isl.1111,lutant que possibk an:c l'ancien a<lat, sous l'influcncc dt:s idces religieuses. Le droit mahomctan respectait les irn,titutions du pays, conquis pour la plus grande p,1rtic d'une manière pacifique. L',·.<dm•,1.,;1•, qui aYait tant ,l'import;rncL en .\rabie, ne fut point intrnduit ,i .Ja,·.1.Les droits de Yente et d'achat, le contrat de louage, l.i donation, ks aY,rnces sur la n:coltc, le métay.1ge se maintinrent comme aY,rnt l'il1\·.1sio1d1e l'isl.1111b, ien que tout cela fût contraire ,\ l'i,I.1111is1mL:.e droit de r,1cheter cc qu'on a Yendu « ngagade sawah », si en usage a Java, ctait inconnu du code mahométan. T.111disque celui-ci n'admettait pas 1c droit de prescription du droit du premier ocC11p.111let,s codes ja,·.rn.iis « anggcr sadh,i et angger gocnoeng » font perdrc le droit de propri.'.:tc, quand un autre a culti,·t'.: ces terrains dur,rnt trois ,111111:eLsa. propriété commun.ile, bien qu'on la renconrr:n dans quclqut:s pays mahomt'.:tans, était inconnue du Kor.111et, si cllc 11'.l\·aitcn grande partie disparu sous la domination hindouc, cc ne ,ont pas les musulm,1ns qui l',lllraient rcintroduite ;i JaYa. l.'islnm reconnut le droit Je propricté absolue (milk) pour les terrcs Jéfrichces. li suflisait de payer une dime au souYerain, qui ne pouY.1itrien exiger pour les terrains Yagues et les p;iturages, p,1rceque le prophéte ,\\ait dit que « lcs musulm.rns possèdent collectiYement l\.1u, le feu et l'herbe ». Le Jannais regarde le sou,·crain comme le propriétain: de toutes les terres. L'islam considère les terres inŒltcs comme n'appartenant .i personne, rcs 1111lli11s, jusqu',i cc qm: quelqu'un les mette en culturc. Les re,·enus du souYerain mahomét,111ne pom aient proYcnir que des n:Ycnus des champs cultivés. Le çoudra était linc sms dcfen,e ;i l'égoïsmc et il Li cupidité de ses despotes. L'impôt nc pesait <l[lCsur le produit de la rccolte, le « padjeg » ou « tjnek( » n'a,·ait pas de nom arabe, mais un nom puremcnt ja,·anais. li n'y avait que le droit« melik » qui aYaitdes rcsscmbl:111ceasYCC le droit m.1homt'.:tant,et cc mot fut adopt.'.:par les codes de Ja,·a. L'islam
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