LA PROPRIETÉ ro:,;CIERE A JA \'A 543 Jai•,1, la propriété collective n'est donc p.is une surYiYance des temps communistes, des « clans», mais une cr,:atio1p1oliliqu,· de date récl'nte. Le communisme primitif aYait déjà longtemps disparu de J,wa, laissant ,i peine quelques \·estiges qu'on a de la peine à retrou,·er, lorsque, dans cc siéde-ci, ks lourdes cultures auxquelles on obligeait les habitants, ks impôts l'.:crasants qu'on leur faisait payer, ks dures con·ées que le gouYernement exigeait d'eux ont, dans une grande partie de l'ile, changé <:n propriélé w111111111wlt la possessio11i11di1•id11rlle qui cxistait prcsquc partout. (Bergma, la Com•asii111.) L..:s noms m0mes qu'on donne à ccs t..:rrcs rn111111111wfrs proun:nt que cette institution n'est pas d'origine jaY.uuise. Tandis qui: le droit de possession di: l'exploiunt, le jasa11 est désignl'.: du m0mi: nom Jans tonte l'ile, Li propriété collectiYe a des noms difli'.:n:nts de district en district. Le subsLmtifqu'on rdrOU\T le plus, s.1wah, « kongsi:n », Yient du mot chinois« kongsi » (1). Presque tous les écriYains qui parlent de l'histoire de Jaya durant l'indépendancc des rois font mcntion de la poss..:ssion i11di1•id11elfr des rizii:res, comm<.:d'un phénom.:n<.: dominant. L..:srois n<.:leYaient qu'une contribution s'ék,·,rnt à la moitié de la récolte des rizii:n.:s et des Jeux cinqui.:m<.:s d..: cclk des autres ch,1mps. Dans le sultanat de Ba11/11111, qui sut gardcr son ind.:pcnd.rnce jusqu'au comm.:nc<.:m<.:ntde cc sii:cle, l.1 propri.'.:ti: co111mun;1le étJit ii1.-,>111111e; ks terrains \·,igues ét,1irnt « h.tk ot:lbh " (l,t proprii:ti: de Di~u); ,tprès le défrichement, ils dc,·c1ui.:nt « h.tk ot:lad,tn ", <.:tles cttlti\ateurs n'étaient pas rcgardés comme les usufruiticrs ou les fcrmicr, dc leurs princcs, mais seulcmcnt comme p.1pnt un impot dc leurs reY.:1rns. li n'y a p,ts de doute ;i cc :..uj.:t, bien quc k communisnu: ait été uniYersel du temps de Ll « gcns », toute propriété commune qu'on peut encore trOU\'Cr n'est ni ancienne, ni une sun·iyance des coutumes d'.1utrcs sii:-::lcs. Encorc plus que k mir, l.t dtssa jaYanaisc a étr'.:cré.:c p,tr des influencr.:s modernes. En R11ssic, le mir r.:st le résultat ,les bcsoins de l'agriculturc, d.: la colonisation, dcs impôts, dr.:s con·écs, des gu..:rres pr.:rpi:tuclles ct du n1orcellem.:nt des propriéti:s .. \ ];1,·a, l.1 dessa pro,·ient dr.:s impôts, dr.:s corYé<.:set, durant tout le temps dcs cultures forcécs, de: l'exploitation féroce du gouYernemr.:nt hollandais. 1I É\'OLUTIOX QU DROIT DE PROPRIETÉ \'ers le premier siècle de notre èn:, quand les premiers coloni9a- (i) Koug:ii, Ju chinois ni ou su, :tdministr.uion, et de bn;;, gt!nér.1!, publk..
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