ORGAXIS.HIO, SOCIALISTE 535 clunm:s et sa noblesse est donc con,Lunncc, dans l'ordre socialiste, à s'unin:rsaliser sous pcim: de périr. Je n'entends point par !.\, et nul ne saur,lit entendre, qu'dle doit ètrc unin:rsaliséc d'emblée et qu'au len,k111.1in mème de la réYolution sociale les masures, les haillons, la nourriture sordide et appauvrissantc, l'ignoranœ et la laideur de misère auront disparu. Cc que je dis, c'est que l'ordre socialiste serait intc1ublc et qu'il se dissoudrait Yite dans la plus lamentable contradiction, si, aprcs a,·oir aboli les classes, il laissait subsister des catégories, et s'il ne tcn,lait pas d'un mou,·cmcnt p.1ssionné je dirai presque forœn~ ,\ l'unin:rs.tlisation rapide du bien-ètrc et <les nobles joies de la Yic. Et il le pourra par un m.:illeur emploi <les richesses sociaks, et par la surc,cit.1tion enthousiaste des énergies n;nouYclécs. Si cc qui est gaspillé ,1ujourd'hui en fausses jouissances et en pur<.: \'anitc était appliqué d'emblée au pcrfoctionncmcnt de l'outillage social et à l'enrichissement du sol, Lt condition de tOlts ne tarderait pas .\ ètrc h.tusséc ;\ cc qu'est aujourd'hui l.1 condition de la bourgeoisie moyenm: et, en mème t,·mp,, l.1 socicté tout entii'.:rc, par une large hygiène, par la diffusion ,ks œuHes d'.trt, p,tr les contacts multiplies di: l'homme a,·ec Lt n.mm:, se dirigerait wrs cc qui: le grand luxe a de noble et ,k be.nt. Cc qu'on peut reprocher aujourd'hui ;\ la bourgeoisie capitaliste, cc n'est pas d..: jouir: c'est de consommer trop tôt <les forces qui, bien aménag~es, produiraicnt de la joie ,tu centuple. Elle mange rn herbe son blé et celui des autrcs, et l'ordre socialiste ne t.1rdt·r.1it pas .i lui rendre toutes ses facilités de ,·ic, mais agrandies pour ètrc désormais le bien de tous. C'est donc p.tr k plus sot aveuglement, comme pH le plus l.\chc égo1sme, que l.t bourgeoisie r0pugnc à unc transforn1;1tion soci.tle qui ne lui fera d'autn.: mal que de faire du bi..:n ,\ tous, t.:t qui ounira aux facultés créatrices ou organisatrices qui sont en clic, it l'audaœ inYcntiYe de ses architectes, <le ses ingénieurs, de scs agronomes, de ses chimistt.'s, de ses artistes, de ses sa,·a111s,de ses philosophes, la plus ,·.1stc c.trrièrc de pens..:c et d'action que l'homme ait p:ircouruc encore sous le soleil. Et comment le progri:s technique ne serait-il pas prodigieusement multiplié? Je: n'ai pas, dans œttc partie toute géncrale de mon exposé, :\ préciser l'état présent du machinisme et ses applications prochaines. ;\lais, aujoud'hui, toute inYention nouYdlc .:st mcurtrii'.:rc pour quelques-uns, clic n'est un progrès que pour l'avenir; dans le présent, elle crée souwnt mis0rc et douleur. De L\, incYitablèmcnt, la r..:sistance des intér~ts b!..:ssés; ks ou Hiers allumettiers nisistcnt à la mcn·cilleuse et terrible machine qui ne les sau,·e du poison qu'en les menaçant de la faim; les ounicrs m0gissiers et les petits patrons mt'.:gissicrs de Graulhet résistent à la machine qui expropriera les ouvriers de leur tra,·ail et les pt!tits patrons de leur industrie. Et l'on mit des patrons ,
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