La Revue socialiste - 1896 - Tome XXIII- vol 01

ORGA:SISAl !O'\" SOCIAUSTE k so.:i.ilismc n:,·olutionn.1irc, qui, en instituant un 11011,·t:.1p1ri1ncipc,lc productio11, lui Liisscr.1tout so11 cssor. ~!.1ism.:mt· ai11si appliquéc, s.1thi:sc porte ,1f.tux, c.ir l.1 limitation légale dc l.1 journéc dc traY.1il, mèmc pour ks hommes, cxp.'.:rimc11té<c.n: .\ngktcrre d.111sccrt.1i11cs industric:s, y a suscité presque immé,li.llcment d'admir.1h!t:s progrcs techniques. Et. qumt au collccti,·ismc, il est tout ci fait au-dessus de cc déb.it. Oui, qua11d Li propriété c,1pit.1liste aura f.1it pLict: .i Li propriét~· soci,1lc, bien des formes grossicrcs ou Yiles du luxe d1sp,1r.1itrnnt. D'abor,l le luxe que Diderot appelle ~i fortement k lu,c de miscrc, celui ,ks p.1unes ou des dcmi-p,111ncs qui css.1it:nt de trompt:r ks ,1utrcs ou dc s1: tromper cux-m.::mcs p.ir un l.i111<.:11t.1cblki11,1u,1t1t. Puis le luxe de d<'.:bilitéou de m.11.idie,celui dt:s csto111.1csf.1tigu<'.:psar tous les dércgkmcnts de l.1vie oisivc ct qui ne sont r.1111m<u'.n:s peu quc par une 11ourriture trè:s délicate et très n.:chnch.'.-c. Pui, le lux.: dc pari:sst:, cdui dt:s fcmmcs dt: la i>ourg.:oisit: qu'un.: i:duotio11 pr.'.-tcnticusc ou molle ,1 ri:ndut:s i11c.1pahksdc tout effort t:I qui ne co11n,1isst:ntplus l.1joie de !'.1Ction. Puis le lu,-e de v,111itéq, ui fait 1.1111 dc rayages dans une soci<'.:téoü prcsquc toute co11si,lér.1tio11s',1tud1c .i Li fortu11c, où les p,irvcnus 11cprc11ne11tcn11scic11cedc kur ri.:hessc:, c\:st-,i-dire de kur ,·.1kur, que d,ms Lill c.1drc éd1t.111t, d où, entre: ks cl.1ss.:,sociales nettement opposées, les gr.rn,ls c.tpit.1listt:s cn haut, 1c prolétari,ll en b.1s, flott<.:nt bien des ..:xistcllCLsi11.:i:rt.1i11Lp'Sr,.'.-tc11tiet1scs, .1git<'.:cest qt1in:ulcnt tenir aux ..:xiste11ccs upérieures ,Ill moi11s par un reflet. Et encore, le !t1x<d.:'intrigue et de mc:n,ongc, c:eluiqu 'é1.ile11t ks .l\'Ct1tt1ricrsde b linancc pour ,lltircr les dupes, ks not,1irt:s ,éreux pour prolongcr leur crédit et faire atTiucr les dépôts, ks commcrc,rnts ,i la Ycillc de l.1faillite pour .'.-blouirk cr<'.:,111cicr, ks d1;1rlat,1nsdc l.1 m<'.:dcci11cpour fhtter lcur clic11t.'.:lede lcur propr<: lmc, et bien ,l'autrcs encor..: c:11notre mo11dc de général..: <.:tchronique: trornpcrit:. Et, enfin, le luxc st1pcrbc ,le cl.tssc, 1c luxe de for.:c, ,le domination et d'orgueil, .:clui des puiss,111.:csociales qui ,loiYcilt s'.111irn1erpar un gr.rnd éut de mJison et p.ir u11déploicmc11t conti11u ,k rid1cssc. Les gr.rndcs fortl11n,ssont obligécs, en effet, comme lcs gr.1mks puiss.111ces poiitiqucs Oll 11atio1ulcs, ,i une rcpr0scntation proportionnée; clks sont obligées ,le sout<.:nir cc qt1'.1de factic<.:,c11somme, ou ,1umoins de fra<Tilctoute domin.1tion lrnmainc par unc démonstration inccss.111tc Je force; et le grand luxe est l'équivalent de l.i renie dt:s vassaux que p.1ss,1ic11kts seigneurs d.rns l.i cour du m.moir. De toutes les fonrn:s dc luxe qu..: j'ai dit<.:s, et que le régime capitaliste cmportcr.1 a\'cc lt1i, cclk-ci scuk a quelque grandeur; car <:lie cst l\:xprcssion d'une force socialc naie et, en rappelant sans cesse sa puiss,111ccau détenteur dc la grande fortune, clic peut le pn'.scrv..:r dc c<.:rtaincs

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