1l'G!SLATIOX OC\'It!E,U' la France, par la loi du 29 juin 1894, sur les caisses de secours Lt de retraites des ouniers mineurs, et par le \'Ote de la Chambn:, du IO juin 1893, en fan:ur du systt'.:me de l'assurancc obligatoire contre les accidents du traYail. La libcrt.'.:, mèmc sub\·cntionn•'.:c, a fait banqucroutc. li n'y a plus d':rntrc ressource que de recourir immé,!iatemcnt et partout :i l'assurance obligatoire - \'Oire mème à l'occurcnce (par exemple : droit à une pension de retraitt:), :\ cc que M. Cornil appelle ded.1igm:usemcnt l'assistance obligatoin; et que nous nous nommons une juste solidarité obligatoire. Asmra11ceprivmlÏVt' La moitié des accidents du traYail et des maladies professionnelles pourraient ètre conjurés par des mesurt:s pn:\·enti\'eS .. \ l'as,urance curatin; ou réparatrice, il faut donc tout d'abord juxtapost:r, pour qu'elle l'inutilise, l'assurance préYenti\·e. Li encore l'initiati\·e priY.:e s't:st n'.:,·élét.:impuissante et inefficace. L'Allemagne, le Danemark, la '.\on·ége, l'Espagne et l'lt:11ie ont, d'ores et déj:i, une loi rclatiYc aux mcsun:s prén:ntiYes des accidents. On le Yoit, les législations sc pr.:occupent plus de protéger l'ounicr contre les accidents que contre les maLulies professionndles. Et cependant les conséquences dc ces dcrnieres sont beaucoup plus mcurtrières. i\l:iis YOiLi:· l'accident frappe ou émeut, et par consé,1ucnt force l'attention du 11'.:gislateur.Tandis que la maladie, plus discrt'.:tc, nc sollicite gu.'.:re que l'attention du patient, qu'elle mine kntement, obscurément et sans éclat, mais sùrement (1). En Fra11ce, les lois spéciales sur les « appareils l Yapeur », les « établissements dangereux, insalubres et incommodes», les « chemins de fer » ont a,·:1t1t tout pour but la protection du ,·oisi11age et du public, et ce n'est que par répercussion, et non par sollicitude, quc les conditions légales requises profitent un peu aux ouvriers. Seule la loi de 18 lO sur les mines, miniércs et carric:res n'a pas été inspirl'.:e uniquement par l'intérêt des tiers. De plus clic a été heureusement complétée par une loi (à amender cependant) du 8 juillet 1890 rendant obligatoire l'institution, qui n'est que facultatiYe en Angleterre, des délégm:s :i la sécurité dcs ouvriers mineurs. Enfin, depuis le 12 juin 1893, la France est dott'.:c d'une loi d'ensemble concernant l'hygiène et la sécuritl'.: des traYailleurs. Évidemment cette loi est i1refaire, doit ètre rendue plus sé, ère pour l'employeur, et entourée de' garanties plus sùres, telle que l't'.:kction (1) \"oir le beau livre de notr~ :1.11e1ti colla\x)r.ttt:-u1rc doctëur Julil'n Piogcr: L, Question sanifai,-t. - Paris. Gi;1rJet Briêrl!',éditcurs1 16, ru\! Soufllot.- Prix : 3 fr.lllù,
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