LE MOt;\"D!E'.';T LITTERAIRE 4ï7 LE MOU.VEME T LITTÉRAIRE Lrttn·s Inti111rsd'Ernest et d'Hmri,•tft• Rmrm, pn:cédées de }vfa sœur HmrÎt'tlt·, chez C.tlmann-Lévy La vie de Renan, la vie laïque de cc Renan, ,1u seul nom de qui toute la Bretagne en soutane se sig1w d'épou\·,111tc, l.1vie de Ren.111se troun: plus belle et plus haute encore que nous ne pouvions supposer, p.1r ci: qui nous en est dé\·oili: de jour en jour, qui ét.tit demeuré plutôt dans l'ombre pour le public jusqu'.i pn'.:scnt; car cc mcrn:illeux écri- \·ain pn:fér.1it répandre son esprit .i montrer sa vie, et cc qu'il avait publié de So111°mirs ne faisait guérc que nous cntr'ouHir l'intimité, où nous pénétrons aujourd'hui, gdcc .i cctt<: corrcspond,111cc enfin livr.'.:1.: au public. \'oici que le prestige de œttc vaste intelligence rayonne d,1\·,111tagencore, a..:.:ru t!'um: lumiérc nouwllc; nii..:i que ccttl! pure mémoire brille d'un éclat de plus en plus vif: pn'.:ckuscs kttn.:s que nous livrent les éditeurs de lknan, et qui ne pcu\·cnt qu'augmenta l'admiration de ceux qu'enthousiasme le fort labeur du sa\·ant et du philosophe, le génie de l'i:crivain; prccicuses lettres qui défendent le sou,·cnir du mort contre l'injure des aJ,·cr~.1in:s; précieuses lettres p,1r lesquelles un cœur est mis :i nu, une conscience décou\·crtc d'une Jélic,ucssc rare, un caractérc commc on ne pouvait en r~,·cr Je plus droit et d1.: plus noble, gra,·c Lt souri.ml, ferme et tolérant. C'est une aubaine asscz peu commune que Li gloire de nos maitres ne s'effrite pas par quelque endroit : joubsons Jonc pleinement du bonheur que nous héritons awc les publications posthumes de cclui-ci, d'un bonheur sans mélange; nous n'avons point ,\ goûter qu'une œuHc, l'une des plus puissantes du siècle, les plus hardies, de celles qui datent dans le temps; nous pou,·ons, en outre,
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