La Revue socialiste - 1896 - Tome XXIII- vol 01

LA RE\'UE SOCIALISTE CORRESPONDANCE i\!O~SIEUR LE DIRECTEUR, En cc moment, où les projets d'impôts sur le revenu (par revenu étant entendu : TA~T les recettes commerciales, fruit d'un travail sou,·cnt ardu et de préoccupations p,1rfois cruelles, Qt-E les rentes de l'oisiO inquiétcnt tant de gens et ,1rrêtent encore un peu plus l'essor des transactions pourtant déj:\ aupara,·,mt si difficiles, il ne sera peut-(·trc pas inutile de rappeler l'excellente idée qu'.t\';lÎt eue un bon curé genc\'Ois, qui proposait de rempbcer tous lts impât; rxis/1111/s par l.i seule disposition de loi sui,·antc : l.,1 1111tio1d1a,ns /ous lt-shirila,1;,s,a droit â Ici pari d'1111 en/nul. S'il n'y a pas d'enfants, ia nation en prend la place; s'il y en a, elle s'ajoute ~1eux à titre d'hCriticrégalcn1cnt nécessaire. L'État laisse les citoyens travailler à l':1ise et s'enrichir autant qu'ils le pourront leur ,·ic entière. li se présente i leur mort, afin de percevoir ce à quoi il a droit sur la fortune Je chacun, disait cc curé, nommé Carrier, dans une brochure p.1rue en I 893. i\léJitcz cette idée. Elle a une portée récllèrncnt considérable. Le produit que son application donnerait serait i'11or111r et cc serait peutêtre de tous les systèmes d'impôts le moins choquant : l'Ét.1t considéré comme fais.1ntpartie de chaque famille, au même titre que les autres enfants, en raison de la protection et des avantages Je toute nature qu ïl offre à chacun. Chiffrez et les résultats ,·ous étonneront. Puisse cette lettre n'être pas inutile à la cause de l'humanité! A.\IICUS.

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