~!. I.E PRDIIER PRESIOE:--:T 1ABREGUElïES -li3 Jans un journal l.1mise en interdit, soit d'un é:tablisscmcnt industriel qui ne veut pas employer les seuls ounicrs du syndicat, soit d'un c1b.1rct p,ircc qu'il reçoit des r~né:g.its, c'est-.i-dire Jes ounicrs sortis de l'associ,Hion syndic.ile, ou enfin, pour a,·oir traité: de traitre un ounier qui continue de traYailler m.ilgré: la gn'.:Y~. » Selon ~L Fabregucttes, les syn,iicats sont punis, d.rns ces occasions, pour a,·oir contrc,·cnu ,i l'article 1382 du code ci1·ii, qui ordon111.:que tout domm~gc doit ctrc ré:par.'.:. Il est possible que, d'c1près la lettre de la loi, puisque la loi borne l'action des syndicats au domaine .'.:conomique, ces di1·crscs condamnations se justifient. Néanmoins, il en est telles dont les juges aur.iiuit pu s'abstenir sans com1rn:ttrc de « forfaiture ». ,\u fond, n'est-cc point un fait économique celui par lequel on demande au patron le renYoi d'un contremaitre qui, sous les prétextes les plus futiles, sou,·ent même sans pn;texte, inflige des amendes aux ouniers et les chasse de l'usine s,rns considérer qu'ils ont souYent op~n: à la caisse des retraites des versements dont le b.'.:néficese trom·e ainsi leur être brusquement enlevé: sans retour? t,·idcmment, si l'on s'en tient à la lettre de l.1 loi, le cas que nous citons tombe sous le coup des fameux articles 1382 et 1383. :\lais c'est surtout dans des matières aussi délicates que l'on doit méditer sur le vieil adage: « L'extrême justice.: est soun:nt l'extrèmc iniqui1.:. » fi!. Fabregucttes se plaint, aYons-nous dit, de cc que les syndicats, se d.:tourn,tnt de leur objet, versent dans la politique. On pourrait lui demander : A qui la faute? Est-cc que certains membres du Parlement, qui ont brillt'.: dans leur fougue juYcnilc au ministcre de l'intcricur aussi bien que dans les coulisses de !'Opéra, n'ont point fait patronner leur candid,llure ci la déput:ition par ces syndicats abhorrt'.:s? Est-cc qu'un certain i\!. Rességuicr 11'.1point cssayt'.:d'obtenir, en 1893, du syndicat des Yerriers de Carm:iux, son :ippui dans la campagne opportuniste qu'il mena ,i Toulouse contre M. Cah·inhac? Quoi qu'il en soit, M. Fabreguettes doit sarnir qu'.1ujourd'hui les luttes politiques deviennent de plus en plus des luttes économiques et sociales et que les S),1dicats, représentants de la classe ounihc, ont etc amenés, logiquement et par nt'.:ccssité, pour déf.:mlrc ses intt'.:rèts, ,\ participer aux unes pour triompher dans les autres. En pn;sence du capitalisme, qui se coalisait contre eux et dirigeait contre leur action et leur développement tou,cs les forces de conscn·ation sociale en son pouvoir, comment auraient-ils pu éYiter eux-mêmes de se grouper autour d'une idt'.:ecm:rncipatrice, l'idcc socialiste? Pour cc qui concerne le droit de grèYc, M. Fabregucttes est d'avis qu'il faut le maintenir absolu. ' « C'est Li un moyen redoutable, dit-il, mais nécessaire, accordé
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