.t, 1 1.A RE\TE SOCIALISTE \l. Cbarif.< (;ùlt-. qui profc,se, an:c <:Clatet une largeur de vues peu co111muned.111sle haut enscigm:n11:nt, l'économie politique :1 la Faculté de droit de \!ontpcllicr, a\·:1it eu l'id<:c, il y :1une dizaine d'ann<:es,de fondn une Soci<:técoopér.1tive :i .\lontpcllicr m0mc. Il donna une conf<:rence pn'.:p,1ratoirepour es poser ses Yucs et troun:r des adh<'.:- rcnts (1) .. \vec "1 parole persu.1si\·e, et gr.ke aux bienfaits gu'il faisait entrc'Yoir aus ,rnditet1rs, il <:taitarriv<'.: :i grot1per un nombn.: consid<'.:- rabk d':1dhérents. La Sociét<: fut fond<'.:e t fonctionna. Les petits boutiquiers, ,cnt.1nt un conct1rrent consid<'.:rablcdans la Sociétc'.:coopérati\-c de .\lontpcllier, firent ,·cnir de Paris, :i grands frais, un or.Heur qui prêcha la guern.: sai11tccontre ks idfrs de coopc'.:ration. Bien que le 1rnblic eùt pris au débt1t p:1rti pour ks idc'.:escoopératiYes, les co1111ncrç.111ptsan·inrcnt :i détacher de la Sociét<'.:tous les hom111csi11tlucnts qt1i a,·aient ,ot1ci de ménager leur populariti'.:, et à ,létourncr aussi des ouniers, par des griefs im.1ginaircs :rnalogucs :\ ceux que fais.1it ,·,1loir au conseil mt1nicipal de Paris .\!. Georges Berry. L'hostilit<'.:du petit co11111H:rcne'est p.1spourt:rnt l'obstacle le plus graYc que ks S,Kiétés .:oopératiYcs aient rencontré. Cette lutte a eu presque l'effet s:ilutairc de d<'.:vclopper, chez les :1dhén.:nts, des idées coopér.ni,·es, l.1bosse de la comb:ni,·it<'.:. C11des pri11cipaux obstacles :1ud<'.:,·eloppcmentdes idées de coopération ri'.:sided.rns cc fait inhérent :i notn: c:ir:1ctère national, que 11ous poss<:dons :i un très faible dcgn'.: /11 ,-apacili ass,>ci,1/i.•,•. J'i11rnque ici le témoignage de tous ceux qui 011t youlu group,r quelques personnes pour la poursuite d'un but philanthropique. lis ont subi, s.111saucun doute, les plus énergiques résist:111ccsd, ucs simplement ci l'apathi, des gens, si cc n'est :i cet esprit de raillerie qui toun11.:tout en dérision. Lorsque cc n'est p:1s :i l.i l<:g.:Orctéde 11otrc car.1ct<'.:rcque 11ous dc,·ons ks éd1ecs dans ces groupcme11ts d'individus en assoc1at1011s, nous les ,le,·011s ,i notre esprit de d011igrc1m:11tC. c sont toujours des diYisio11spolitiques on n.:ligicuscs, ou simplement des questions de personnes, qui nous empêchent de 11ousgrouper. On ne \'Cllt pas fair.: p,1rtic d'u11e,1ssoci:1tion,parce lJll'il y :1 \!. U11lei, qui ,1une figure qui m· plait pas, m1 wulement mèmc parce qu'il a une coupe de rcdingot<.:qui 11'estpas celle de tout le nwnde. Si maintenant 011 chcrdic :i co11stitt1n l',1ssoci.1tion a,·cc dcs person11cs de la mème .:oulcur politique, la üche n'est p:1spins aisèc. ::--.:ouns 'aimons p,1s, et 11otammcnt (t} '.S'oussommcj pcrso11ndlcmcnt hcun!ux d\:11,·oycr ,e témoig11;1gc de très h~utc <.:~tinh.: ;'t :\l. ( liJi:. qui c.:-.t cn Fran,c k vr.ti ...:h:rn1pio11 th.: l'idl.:t.:.:oopêr:tti\"c. \ 1oir son tr;tv;til p;nu J.tlls l.t Rru,c d' frouo111icj'>Olitique, th: j,mvkr 189), qui! 110u-. :wons mi-, l.1rgcm\."11t :, co11trihution d t]UC nous :n·on\ pn.:i;quc sui,·i p,ts ;\ p:h.
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